BAD BOYS

A l'origine, il devait y avoir plus de ce qui va suivre dans le livre mais j'ai fini par reconnaître que l'un des conforts de la fiction, c'est le parti pris que le lecteur vous croit sur parole. Suspension of disbelief, rappelez-vous de Basic Instinct.
Donc, tout se trouve pas mal résumé dans le chapitre "Almost unreal" et je vais retirer les "Items" du texte téléchargeable. Autant renforcer la complémentarité blog/bouquin...
Avertissement d'usage: si vous avez pas aimé le post sur Oum le Dauphin blanc ou si vous avez été choqué dès les premières "pensées" de Zyed ( je m’aperçois qu'au début Van et Zéro paraissent moins inquiétants... pauvre Zy, c'est injuste pour lui: "ils" sont tous les trois victimes et vecteurs à la fois...);
PASSEZ VOTRE CHEMIN

Les "Bad Boys", donc:
C'est le nom de code des fichiers "porno" dans mes disques durs, ça fait "BB" en abrégé façon T.F. ...
Rassurez-vous, ça sera plus intello que porno... ( si vous voulez bien le voir comme ça ). Et je fais de gros efforts pour "alléger" le truc et le rendre plus facilement transposable et utile/intéressant pour  les autres. 
Ceci dit, si vous ressentez ne serait-ce qu'un vague malaise devant l'accumulation qui va se construire au fil de cette page, ça sera bien naturel et je vous en voudrais pas. Ca montrera que vous êtes plus Conformes que moi et heureusement...
Pour moi, c'est l'évidence même: on ne choisi pas ce qui va nous exciter ( les "Objets" ) et on ne choisi pas non plus de quelle manière ( le rituel dans lequel les Objets vont s'intégrer ) les Objets vont nous exciter. L'excitation est le moteur de la reproduction ( raison d'être des Formes qui abritent nos Esprits et donc raison d'être de nos Esprits, on n'a pas la main là dessus, on y peut rien...), l'excitation est le carburant de notre Esprit.
Du miens en tout cas...
Sans l'excitation et les effets chimiques puissants ( c'est une drogue 100% naturelle et à mon avis imbattable, il est possible que j'ai un cerveau "de drogué"; on y reviendra plus bas...) qu'elle a sur le cerveau, j'aurais sans doute été incapable de surmonter ma différence pourtant pas si difficile à intégrer...
Ceci dit, ( je fais des répétitions à la Hollande, ça alourdit le texte mais ça allège l'ambiance...Hou, elle était grosse celle-là! ) c'est les mêmes processus de construction qui sont à l'oeuvre en chacun de nous, indépendamment des Formes impliquées. Qu'on soit Conformes, Agressifs, Dépressifs, Prédateurs, Excessifs ou Limités - mes six personnalités de base -, c'est les mêmes règles de constructions qui jouent en utilisant les mêmes Formes.
La "preuve", d'autres expérimentent et "partagent" ( merci du cadeau! hein... ) sur les mêmes thèmes.
Ci-dessous les paroles d'un des papes du genre, Marylin Manson ( je sais...Ca fait peur.). Oubliez l'apparence qu'il se donne, oubliez la musique ( pourtant excellente ) et "lisez" les paroles, laisser émerger les images qu'elles évoquent...
Leave a scar
Marylin Manson, 
album "the high end of low", 2009 , le "sommet des bas-fonds", tout un programme....

It's not like I made my self a list
Of new and different ways to murder your heart
I'm just painting that's still wet,
If you touch me I'll be smeared
You'll be stained
Stained for the rest of your life*

So turn around, walk away
Before you confuse the way we abuse each other
If you're not afraid of getting hurt
Then I'm not afraid of how much I hurt you

I'm well aware I'm a Danger to my self
Are you aware I'm a danger to others?
There's a crack in my soul
You thought was a smile

Whatever doesn't kill you...
Is gonna leave a scar
Whatever doesn't kill you...
It's gonna leave a scar
Leave a scar
Leave a scar
Whatever doesn't kill you, it's gonna leave a scar

I'm more like a silver bullet
And I'm like a gun, not easy to hold
I'm moving fast and if I stay inside your heart
I'm certain that this will be
The end of your life

So turn around, walk away
Before you confuse the way we abuse each other
If you're not afraid of getting hurt
Then I'm not afraid of how much I hurt you

I'm well aware I'm a Danger to my self
Are you aware I'm a danger to others?
There's a crack in my soul
You thought was a smile

Whatever doesn't kill you...
Is gonna leave a scar
Whatever doesn't kill you...
Is gonna leave a scar
Leave a scar
Leave a scar
Whatever doesn't kill you, it's gonna leave a scar

She warned you that she may fuck me
But the chances are I'm gonna fuck you over
She warned you that she may fuck me
But the chances are I'm gonna fuck you over
She warned you that she may fuck me
But the chances are I'm gonna fuck you over
She warned you that she may fuck me
But the chances are I'm gonna fuck you over...

* = description formellement très juste des contacts inter-personnels, et de la propagation de la violence d'un Individu à l'autre; "par contact", littéralement. "Peinture fraîche"=jeune," si tu me touches je serais "brouillé" et tu seras "taché" pour le reste de ta vie". Il est fort, "MM".

En ce qui me concerne, j'ai été conscient de mon danger pour les autres avant d'envisager un danger pour moi-même ( il faudrait donc écrire: "I'm well aware I'm a danger to others/It makes me a danger to myself/Are you aware I'm a living danger?", un truc du genre... )
En partant de sa simple forme physique et mentale ou de la simple forme de ses idées ou fantasmes, on peut tout relier à tout. C'est con et triste mais tout est relié au plus basique, au sexuel...
Application de la pensée "T.F." à ma vie ( en fait c'est ma vie qui a crée la T.F. , y'a du bon dans le mauvais, toujours...):
( prenez le temps de comprendre ce graphique, c'est un des sommets de ma pensée et ça met toute la suite en contexte, en plus rien n'est caché ni "déformé" ) Quelques réflexion sur ce graphique dans le post " Ma vie en courbes".


Et si vous pensez que c'est facile d'accoucher d'un truc comme ça, dites vous qu'il m'a fallu des années de pensée bien mécanique pour en arriver là, par contre une fois les bases de la T.F. en place, tout devient limpide et se désembrouille progressivement.
Par contre, il m'a fallu deux pétards pour me résoudre à dessiner puis scanner cette feuille...

...et "formaliser" le doc sur autocad et photoshop, Et pourtant, j'applique la" méthode Servietsky" ( South Park ), qui consiste à fumer pour se récompenser...
Je place cette réflexion ici parce que c'est lié ( tout est lié ):
On est pas drogué - ou alcoolique ou sous médocs - pour le plaisir ou ni même à cause du pouvoir du produit. On utilise la drogue comme soupape de sécurité puis par habitude. Le discours officiel anxiogène ( pour les parents ) et débilitant ( pour les jeunes ) qui décrit un passage automatique drogues douces à drogues dures et pas ou peu de drogue à camé complet, c'est du pur mensonge. Tout le monde essaye la drogue - ou l'alcool - pour voir ce que ça fait et faire comme les autres, mais les Conformes, ceux qui n'ont pas de problèmes et donc rien à compenser chimiquement; s'en détournent parce que la drogue ne leur apporte rien de concret. Pour cela il faut que les Formes s’emboîtent: un Dépressif qui a besoin de s'évader de lui-même ou d'oublier sa vie et un produit qui fourni un "léger décalage vers l'Ouest"... Si vos gamins se droguent, c'est qu'ils avaient d'autres problèmes sérieux avant de rencontrer la drogue...

( Rassurez-vous - ou pas -, y'aura autant d'images que de texte mais faut bien mettre le truc en route. Peut être que j'espère secrètement que vous abandonnerez avant d'en arriver aux images, qui ne peuvent pas mentir ou embellir la réalité... Sauf qu'au fur et à mesure que j'écris cette page, je me rend compte que c'est beaucoup plus libérateur que se la jouer "évocation". De toutes façons, mon livre et ce blog sont un monument au pouvoir des images et des Formes... Je pense vraiment que c'est comme ça que notre Esprit fonctionne; en assemblant des Formes mentales qui sont une reproduction des Formes qui nous entourent. 
Du coup, autant y aller à fond...)

Ce que vous trouverez sur ( dans? c'est le cyberspace, après tout...) cette page, c'est la construction mentale de ma sexualité, telle que vécue au premier degré et rationalisée par la suite. Je me suis fait une "auto-analyse" qui m'a servi d'auto-thérapie en une pure expérimentation des idées façon T.F. ( en fait, c'est de là que vient la T.F. ): regarder en face les Formes impliquées ( les images mentales ), prendre du recul, transposer et puis comprendre... Y'a rien de sorcier là dedans, mais ne pas (trop) ressentir les verrous moraux a du pas mal m'aider à librement "manipuler" les Formes en question. Ca et la pression permanente d'une imbrication malheureuse de Formes qui s'est traduite par un profond sentiment de différence. J'allais dire de "monstruosité" mais j'essaye de pas faire trop misérabiliste parce qu'au fond, y'a pas (vraiment) de quoi. 
Mais je vais quand même le dire une bonne fois pour pas qu'on ai l'impression qu'on peut facilement se détacher de ce genre de problèmes, on peut pas et c'est bien ça le problème: 
C'est perturbant pour un esprit de plus ou moins huit ans et ça devient très déstabilisant et foncièrement néfaste quand tu dépasses les dix ans. Ca a pourri mon adolescence et m'a rendu très dangereux vers 18/20 ans. Ca m'a hanté et poursuivi jusqu'à il y a deux ans et c'est que maintenant que je me sens prêt à "partager", après des années de vision de fantasmes identiques aux miens sur le Net... Grâce soit rendue aux extravertis ou à sainte technologie qui libère notre parole en nous rendant "immatériels".
Bref, c'est usant et stressant au sens physique du terme: épuisement nerveux, coups de chaleur, emballement cardiaque et des tics/mouvements exutoires comme se dévorer l'intérieur des lèvres ou se couper la langue sur la pointe des dents... Pensées obsédantes et quasi irrationnelles. Et perte du sommeil.
A tel point que je pense pas atteindre les quatre-vingts ans, j'attend le choc en retour qui viendra après la libération que je ressens en ce moment...et pourrira fatalement ( c'est la vie...) mon bonheur actuel.
Pour info, j'ai perdu plus de cinq kilos depuis que je me suis mis à écrire ce blog....
Mais, pour le moment et jusqu'à maintenant, y'a pas eu mort d'homme alors profitons-en pour s'offrir en sacrifice à la science des productions mentales. Et puis c'est la beauté de la chose: même en ayant vécu trente ans de stress sur les quarante de ma vie, j'arrive toujours pas à regretter. La puissance de cette construction mentale, l'attraction qu'elle exerce sous forme d'excitation est si forte que j'en suis venu à trouver de la beauté quasi sexuelle dans tout ce qui est contradictoire, complexe au point d'entre être presque dysfonctionnel et de manière générale dans l'expression du désordre et de la destruction...
J'irais presque jusqu'à dire que ça m'a ouvert les portes de la compréhension du monde mais ça, c'est juste le moyen dont je sublime consciemment le truc et dont je pourrais être tenté de vous le vendre...
La vérité toute simple et qui s'applique à tout le monde, c'est que dès que la Nature s'est engagée sur la voie de la reproduction sexuée des Formes vivantes, l'instinct de copulation est devenu une nécessité absolue, à égalité avec l'instinct de  préservation ( la fuite ) et l'instinct d'alimentation. Trois comportements fondamentaux, trois besoins à assouvir qui dépendent directement de notre Forme...
Petite précision: L'agression fait normalement partie des big four - les quatre instincts de base, "Fuck, Eat, Kill, now do it again...", Marylin "MM" Manson - mais en écrivant ces mots, je me dis qu'elle n'est en fait qu'un outil permettant aux trois autres de se réaliser... On y reviendra largement ici ou dans d'autres pages. Les joies de la Pensée Emergente. There's hope for you, James Gordon. ( Batman , Shaman O'Neil/Hannigan/Beatty, un album magnifique )
Le besoin de copuler ou de réaliser quelque chose d'équivalent qui "satisfera le corps" - la Forme qui abrite notre esprit et qui lui pré-existe - est inévitable et irrépressible. Sauf gros défaut de câblage dont je ne suis pas affublé ( on peut pas avoir toutes les tares ).
L'excitation est LE mécanisme le plus puissant de notre corps, si le Pilote ( la connaissance innée de notre propre Forme ) vous "informe" - dans mon cas, le message était pas très clair, de toute évidence le système est perfectible - que vous serez pas excités par les Objets "Conformes" ( voir le Diagramme de Beihm ), alors votre Capitaine ( la conscience ) naissant - vers 7, 8 ans - cherche dans le Fantôme des Autres en Nous ce qui va bien pouvoir l'exciter pour que ce flux de pulsions et d'impulsions à agir s'écoule - littéralement, cherchez pas plus loin: tout est "bêtement" transposition de Formes à d'autres - d'une manière ou d'une autre.
Si la manière Conforme est inhibée ou inopérante, une manière alternative verra le jour.
J'ai donc des besoins sexuels dans la même proportion que tout le monde et il va bien falloir qu'ils s'expriment.

Gros retour en arrière:
J'ai 7/8 ans, je dois avoir l'air normal et je suis même plutôt "meneur" à l'école mais je fais déjà des rêves étranges qui "mettent en image" un besoin de "se rapprocher" des autres garçons...
Petite précision pour ceux qui s'inquiéteraient pour moi: je crois pas qu'on m'ai tripoté pendant l'enfance ou quoi se soit dans le genre et je vois pas l'intérêt de creuser plus par là, par l'hypnose ou un truc de ce genre. Je crois pas aux souvenirs refoulés ou cachés, je crois qu'on oublie jamais rien  mais par contre je crois que l'on peut manipuler les états de conscience et je veux pas qu'on joue avec mon pauvre esprit, je me suis fait assez ch...r pour le maintenir à flot.
Et en plus, nos parents nous on épargné la fréquentation des églises et aucun prêtre n'a eu l’opportunité de me tourner autour... ( et pan dans les cou...! ) Et j'ai eu que des institutrices...

On élimine la cause "externe" donc.
Reste l'origine interne, quelque chose dans mon corps qui fait que je suis homo, la version "non Conforme" (" N.C." en T.F. ) du réglage de base de la Forme "sexualité humaine". Non conforme car minoritaire mais non pas "contre nature" ni "malsaine" car potentiellement conforme à la Forme de nos corps. J'ai un peu honte de celle-là mais comment le dire "mieux": " J'ai une queue, qui est faite pour aller dans un trou..."
Ca peut arriver, alors ça arrive; c'est le fonctionnement même de la Nature et de l'Univers en général.
C'est ce que la T.F. appelle une Stratégie Alternative: le besoin d'action conforme et proportionnel à la Forme que décrit Konrad Lorenz trouvera toujours un moyen de s'exprimer. Et nous parlons d'un besoin fondamental de la Forme sexuée que nous sommes, qui se traduit par une pulsion à l'action irrépressible et un poids énorme en cas de "répression".
Tout corps sexué a besoin de contacts et d'interactions, qui se traduisent dans l'enfance par les jeux physiques puis par l'amitié puis - normalement et majoritairement - laissent place à une séparation des objets d'amitié et d'excitation. Passé quinze ans, tout doit être en place et les objets d'excitation sont devenus des objets sexuels que l'on trouve dans le sexe opposé, les amis restant des amis et en général du même sexe.
Sauf si on a le réglage "N.C." comme moi et, j'imagine, tous les autres homos...
Vu mes rêves, je pense donc que mon esprit "proto-logique" avait bien intériorisé le fait que les filles "c'était pas pour moi/nous". Le Pilote le savait mais pas le Capitaine, qui comprenait pas grand chose de toutes façons...
Par contre, mon esprit - l'ensemble Pilote/Capitaine - était déjà très visuel et très "analytique".
On peut appeler ça une imagination fertile ou un grand besoin de cogiter... Pas penser rationnellement, juste turbiner à vide faire jouer les Formes dans ma tête, associer librement...

Entre 8 et 10 ans,  au fur et à mesure que l'écart entre les autres et moi devient évident ( seulement pour moi, malheureusement... un peu d'aide précoce aurait pas été inutile.), je décroche et me replie sur mon monde intérieur. D'où consommation massive de bouquins pour la jeunesse.
D'où ma rencontre intérieure avec les Bad Boys... D'autres avec une propension à l'action plus forte que moi n'y ont pas réfléchi et ont agi. Mon mec est comme ça, il a commencé tôt et en toute "bonne volonté", à défaut de "pleine conscience".
Pas moi, donc: j'ai intériorisé et mes images mentales liées au sexe se sont construites sans interaction avec la réalité. Elles ont évolué sans contraintes ni opposition ni feedback extérieur ni boussole d'aucune sorte dans ma tête, a partir de ce que j'avais sous les yeux.
Qu'est-ce qu'on a sous les yeux pour s'évader quand on est un gamin un peu bookworm? Français et dans les années quatre-vingt de surcroît:
Bibliothèque rose et verte, journal de Spirou, Pif gadget ou Picsou ( il m'est même arrivé de trouver de l'excitation dans des Picsou magazine, c'est dingue la puissance du mécanisme! ou un peu terrifiant...) et surtout les BD format poche des éditions Lug ( de Lugdunum, c'était des lyonnais...): Yuma, Rodéo, Zembla et plus tard les Strange et Marvel, mais surtout Blek le roc. ( TaDaa!)



Iere partie: I LOVE RODDY !

( On oublie pas que c'est le Moi enfant ou pré-ado qui parle... 

Pour bien comprendre tout ce qui va suivre:
Chaque Forme en elle-même, chaque émotion, chaque phénomène, chaque système possède toujours 2 "faces", 2 manières d'être vu: l'évidente, la Conforme et l'Alternative, la cachée. A cela s'ajoute différents niveaux empilés et imbriqués les uns dans les autres ( les Formes parentes en quelque sorte ) qui permettent de comprendre d'"où" les Formes visibles proviennent. 2 directions, 2 dimensions... comme la Transposition et la Réunitarisation qui sont les deux manières de "naviguer" entre les Formes. )

Blek le roc est dessiné par des italiens et met en scène les aventures d'un trappeur très "surmâle" au temps de la guerre d'indépendance des Etats-Unis. Y'a des indiens, des rebelles et des tuniques rouges, des poursuites et des combats dans la forêt et des traîtres... L'aventure quoi.
Blek est accompagné par le professeur Occultis - un mélange entre Frère Tuck et Benjamin Franklin - et surtout Roddy.
Roddy a dans les treize, quatorze ou quinze ans - estimation hautement subjective mais "il" était un poil plus vieux que moi -, il est débrouillard, combatif et un poil impertinent alors que je suis empoté, trouillard et bêtement discipliné...


Roddy évolue librement dans l'"Est sauvage"et sans contraintes "modernes" genre aller à l'école. Il fait du canoë, grimpe aux arbres et sait piéger les animaux... Il manie lames et armes à feux pendant que je suis planté dans ma chambre...:




Roddy se bat pour la liberté, on lui confit des missions, ses amis comptent sur lui et il a peur de rien:



Accessoirement, Roddy a perdu ses parents, tués par un traître à la solde des Anglais; l'absence de contrainte a toujours un prix... Il est recueilli par Blek qui devient son role model:


...et délivre une éducation de vrai mec à la dure que  Van Mérargue ( mon Moi imaginaire en liberté et avec un réglage "sans pitié" et "passage automatique à l'action" ) aurait apprécié:

Ensemble, ils se battent dans une ignorance totale de la différence d'âge et de l'appréciation des risques qui en dit long sur l'imperméabilité des garçons à l'éducation "en chambre". D'un point de vue plus "étude des images", ils sont souvent représentés l'un à côté de l'autre et dans des postures équivalentes, comme si Roddy était une réduction de Blek ( le coup classique du héro et du side-kick à la Batman & Robin ):






Au passage et comme indice de la suite: les trois planches ci-dessus illustrent bien un schéma récurrent: Roddy fonce tête baissée pour aider Blek et faire comme lui mais il s'en prend le plus souvent plein la gueule et doit appeler Blek au secours. Autre exemple ci-dessous, avec une expression d'agressivité mâle en prime :

Notez aussi dans ces exemples les mots potentiellement supports de double sens: " Je vais t'embrocher comme un poulet" ou - vraiment mauvais esprit - " après s'être embrassé les deux amis se séparent".
Attention: je dis ni que c'était volontaire de la part des auteurs - ni plus ni moins que l'interprétation que j'en ai fait - ni que je le percevais "consciemment" comme du contenu sexuel potentiel. Je dis juste que ça m'excitait de le voir se faire insulter et en situation de danger. Le pourquoi ne comptait pas et reste aujourd'hui secondaire face à la puissance de l'excitation.
Une bouffée d'air frais: ça ne m'excitait pas de le voir se faire frapper, signe que je suis pas foncièrement violent, ce qui s'est largement vérifié par la suite. J'aimais juste bien le voir se mettre en danger et particulièrement à la merci d'hommes qui se permettait de le "rudoyer" et de l'humilier légèrement en se moquant de lui et en le traitant de noms infantilisants genre "marmot". Autre exemple avant de monter en gamme ( ou descendre dans le dérangeant ):


" A genoux marmot!", tss tsss tsss!

Note: je me rappelle pas lui avoir vu de petite copine, ce qui est une conséquence logique de la cible "pré ados" visée  - signe des temps: "ils" ont donné une copine à Yann, le pote du dauphin Oum - mais ne m'a pas vraiment aidé à relativiser ou comprendre....

Résumons: j'étais aussi entièrement homo qu'aujourd'hui mais je le savais pas, je me sentais pas vraiment le mâle alpha dans mon environnement que je considérais comme limité ( L'insatisfaction chronique, côté négatif de l'imagination...) j'avais Roddy comme exemple positif de tout ce que j'étais pas et il m'attirait tant physiquement qu'intellectuellement, si on peu dire...
Ca parait limite "cucul la pral'" vu par mon moi actuel mais je trouve ça rassurant de savoir que j'étais "naturellement" accessible a des sentiments aussi basiques. Faut bien comprendre que j'en ai douté pendant des années.
Mais le fait est que j'étais amoureux de Roddy, plus ou moins.
Il a fallu que je me replonge dans ces vieilles images pour m'en rendre compte, regarder Roddy dans les yeux, voir ce qu'il était et représentait pour le comprendre. Avant de me replonger dans les Blek et les Kiwi, j'avais peur du côté "régression", je déteste cette mode des "adulescents", cette admiration gaga de Casimir et consorts . Pour info, j'écoutais les Grosses têtes quand j'étais ado et c'est de là que me vient une bonne partie de ma "culture", c'est dire comme j'étais décalé à cette période de ma vie. Je suis plus proche de l'état d'esprit adolescent maintenant qu'à treize ou quinze ans, comme c'est bien foutu la vie... ( C'est ironique, j'adorerais pouvoir être au dessus de ça...)
J'en étais venu à considérer le pauvre Roddy comme responsable ( avec d'autres, qui défileront plus loin à la barre ) de la construction " malsaine" - au minimum bancale et franchement "baroque" - de mon identité sexuelle...
Mais les images, les Formes nues sont en fait venues à mon secours pour remettre tout ça dans le bon ordre.

Pauvre Roddy, "son" seul problème c'était que les auteurs et son rôle de "ressort narratif" le mettaient constamment en situation de danger et de souffrance. Et les dessinateurs rendaient trop bien cette impression de souffrance...J'y peux rien, son visage dessiné m'excitait plus avec les yeux agrandis par la peur. 
Cette association souffrance des autres=excitation, je peux pas dire avec certitude d'où elle vient. Autant je suis convaincu que l'orientation de base homo/hétéro doit dépendre d'un réglage technique simple, aussi simple que "On/Off" ou "gauche/droite"; autant j'en suis réduit à de simples hypothèse pour le côté sadique/masochiste. Deux pistes:
J'étais attiré vers les garçons et j'avais déjà compris que j'étais pas supposé  penser à eux de cette manière, simplement parce que les autres autour de moi non seulement ne semblaient pas "affectés" et qu'ils commençaient à s'en défendre vigoureusement. Les insultes à base de "PD" apparaissent en même temps que les préoccupations d'ordre sexuel, et c'est bien compréhensible - bon courage pour changer ça! - et de toutes façons j'en ai pas vraiment souffert. Ca me concernait pas ( je pensais pas en termes sexuels, pas avant bien longtemps...) mais j'en étais arrivé à la conclusion logique que si les autres ne voulaient pas de mon "attention", je devrais recourir à la force physique, à la "prise par surprise", à tendre des pièges...
Ou la bonne vieille compensation d'un sentiment d'infériorité... Mais je sais pas si je me sentais vraiment  "inférieur" aux autres..."Différent" c'est sûr, mais ça veut tellement plus rien dire. Et je crois vraiment que les autres existaient peu pour moi en dehors de mes fantasmes. Et il me semble que la morale commune avait déjà très peu de prise sur moi.

Juste une facilité à digérer les Formes et à les reproduire ( imagination et facilité pour le dessin - à moins que mes "talents" de dessinateur n'aient évolué pour alimenter mon appétit "proto-sexuel" - ), à les faire grandir en moi.

Et comme dit plus haut, "mon" Roddy s'en prenait plein la gueule à longueur d'aventures: coups, insultes, agressions et tentatives de meurtres diverses. J'ai appelé cela le "Roddy tough love", une forme d'"amour vache" de la part des auteurs pour leur victime préférée ( et celles des lecteurs, alors pourquoi se priver? ). Même ses amis s'y mettaient pour modérer son enthousiasme, en témoigne la vignette ci-dessous, ce que j'appellerais un "bonus HOM" ( HOM pour "Hand On/over Mouth", un mème Youtube, voir plus bas...):


A un point tel que le schéma "Roddy se fout dans la merde/Blek vient à son secours" servait de base ou d'ingrédient à quasiment toutes les histoires: quand il ne se mettait pas tout seul en situation de danger, les "méchants" le capturaient pour faire pression sur Blek... D'où l'accumulation d'images qui va suivre, des couvertures, ce qui confirme l'importance du phénomène. Accrochez-vous, regardez ce qu'"ils" lui faisaient subir:















Quelques planches pour voir comment ça se passe "à l'intérieur". Imprégnez vous bien des détails ( postures, mots utilisés et même sons produits) pour la suite de cette page Bad Boys :



Celle-là, c'est juste pour les trois vignettes du bas, bien qu'il y ai une belle séquence de "Roddy en action" au dessus: le simple récit de son évasion, les simples mots suffisaient à m'exciter...
 Dans celle-là, on "voit" bien le côté prévisible de ce qui va lui arriver et cette anticipation fait partie du "plaisir", une vraie motivation à tourner les pages ( pensez à la séquence de stimuli graduels qui mènent à l'action paroxystique  dans les observations de Lorenz.la Télotaxie ):


J'adorais aussi le voir protester énergiquement ( et "naïvement", et inutilement...) devant l'inévitable, un " cries pour moi salope!" embryonnaire:







Note sur la dernière vignette: le "besoin" de se sentir "soulevé" et traité comme un paquet qu'un "surmâle" jette sur son épaule ou cale sous son bras, est devenu un "mème sexuel" ( révisez Dawkins pour le concept de "mème", c'est de la pure T.F. ) à part entière sur le Net et Youtube: OTS and carry, pour "Over the shoulder" et "emporté". Typiquement, un gros balèze maîtrise un plus "fragile" genre étudiant, l'assomme ou le chloroforme ( " chloro action", un sous-mème qui participe de la Forme ) et l'embarque vers un destin qu'on suppose douloureux mais dont la description n'est pas nécessaire pour conférer à la Forme/Comportement son potentiel d'excitation. 
Un stimulus secondaire acquiert un pouvoir d'excitation par association avec un comportement fortement motivé, ici les préliminaires associés au viol "sous-entendu", et fini par acquérir un statut autonome et - parfois - par occulter totalement le comportement qui le motivait à l'origine. Comme si un lion préférait la chasse au fait de se nourrir, exemple parfaitement adapté parce que chez les félins, le plaisir de la chasse est effectivement le ressort que l'évolution a utilisé pour garantir l'efficacité maximale de l'instinct d'alimentation. J'invente rien,  c'est encore du Lorenz... ( Prix Nobel, rappelez-vous...)

Point "Sur ma vie, j'mens pas!": Je pourrais me cacher derrière l'aspect automatique de ce mécanisme pour vous enfumer et me dédouaner à bon compte. Mais - Linkin Park 10-6: " Connaître les plans techniques est une bénédiction ET une malédiction"... Je sais que c'est pas terrible comme indicateur d'"humanité", parce que je sais que derrière le "fantasme d'aventures et d'enlèvements" se cache le "fantasme du viol" ou d'une sexualité perçue comme ne pouvant s'exprimer que par le viol - c'est ça ma vraie défense - parce que les idées genre "T.F." ne permettent pas de se cacher derrière des faux-semblants. Le type qui dira qu'il est attiré par "la beauté et l'innocence" dans les enfants n'ose pas s'avouer qu''il recherche surtout la docilité et l'absence de "jugement" propre aux partenaires matures. Sans parler de la vulnérabilité physique, gage de résistance potentielle minimale; même les lions s'en prennent aux jeunes et aux faibles...
Mais, soyons indulgents envers nous-mêmes, il est plus "confortable" de se voir comme quelqu'un qui aime "la bagarre" entre mecs que comme quelqu'un qui "voudrait" se faire violer ( ou violer tout court, je sais pas lequel est le moins bien vu aux yeux des autres...).
Tout dépend de la sensibilité de chacun au jugement imaginaire que l'on attribue aux autres à propos de ce qu'on est et de ce qu'on fait. Tout dépend du poids que l'on accorde à ce que l'on croit que les autres penseraient de ce qu'on croit être.
Le "Fantôme des autres en nous" du Docteur Beihm ( i.e. mon Moi "ultra-rationalisateur" et un poil pédant - pas PD -...).
Il se trouve que je suis moins que jamais sensible à ce "fantôme", ce que - n'étant pas comme mon Moi partiel et fictionnel un psychiatre clinicien - je suis bien incapable d'interpréter comme un signe positif ou inquiétant. Penser à autre chose qu'à ce qu'on pouvait bien penser de moi m'a aidé à survivre, en tous cas...

Chez moi, ce que Van appellerait l'"instinct du chasseur", à savoir la poursuite et la prise de contact avec la "proie"/objet sexuel - approche et maîtrise de la proie -  a donc totalement occulté le contenu sexuel pourtant évident qui est sa raison d'être...
Jusqu'à s'étendre par pure imagination ou extrapolation à d'autres objets qui n'étaient pas mes Primary Targets: Blek notamment, qui - avec ses gros pecs et son corps "de vieux" - ne reflétait pas mes centres d'intérêt. J'étais fixé sur Roddy mais d'une telle manière qu'en voyant Blek dans les situations habituellement réservées à Roddy, un bon début d'excitation arrivait à se trouver un chemin. Ca marchait même avec des femmes, car ce brave Blek avait une certaine tendance à s'en prendre aux femmes qui se montraient trop peu coopératives. Exemple frappant ci-dessous ( sans les femmes, trop chiant mais avec l'ombre d'une possibilité de zoophilie - bah, dégueulasse! - ):



 En plus, faut reconnaître que la série avait un potentiel homo-érotique évident: corps à corps permanents et tenues "de sauvages" offrants peu de résistance à l'imagination. En témoigne ce magnifique "HOM arboricole" qui m'en ferait oublier le pauvre Roddy ( tout le monde vieilli ):

On dirait une pieta ou un Saint Sébastien...

Fin de la première partie de la démonstration; Je vais me racheter l'intégrale pour retrouver de bien meilleurs exemples, ceux dont je me souviens en détails, dont un " Le marmot est ligoté et bâillonné, filons" absolument nirvanesque... Le type qui disait ça serrait une corde autour de la poitrine de Roddy en lui piétinant le dos...

C'est tout pour Roddy, cas déjà bien typique. J'étoffe la suite au fur et à mesure...



partie deux, MORE OF THE S(H)AME
Vos autres héros d'enfance vont en prendre pour leurs grades. Des travers étranges de la production culturelle destinée aux enfants/ados à l'apparition de trends étranges sur les réseaux. Des Formes étranges que peut prendre ce qu'on montre aux autres. Ou de mon cas particulier aux délires des autres...

A ) LES GRANDS CLASSIQUES:
Le genre "boys' adventure tales " ( chanson peu connue et un peu kitsch mais aussi très belle et profonde de A-ha que je me dois de citer ici :
I've fixed my dwelling for the night
Lights in pairs come passing by
where I hide
I need some time now on my own
Leave my loneliness alone
To lick my wounds
Night has found me just in time
to help me close my eyes
one more time

Living a boy's adventure tale
In so many ways
Living a boy's adventure tale
For so many days
I'm living a boy's adventure tale
Can't escape, if I wanted to
Living a boy's adventure tale
I may be dreaming but I feel awake

I've been lost in so many places
Seen the love in so many faces
A change of weather,
the rain pours down
My head in hands,
pressed to the ground
And where am I supposed to go now ?

Living a boy's adventure tale
In so many ways
Living a boy's adventure tale (aah)
Living a boy's adventure tale
a voice I hear
Living a boy's adventure tale
Singing a lullaby for me
Living a boy's adventure tale
Because of you
Living a boy's adventure
Oh you know it's true
Living a boy's adventure tale
In so many ways (aah)
For so many days
I love you. I love you
                                        So many ways                                  

est bien défini et remonte assez loin...
D'autres avec les mêmes penchants que moi s'y sont penchés avant et apparemment, certains clichés étaient déjà bien en place fin 19em/tout début 20em:
Bowery Billy, un des précurseurs du genre:



( avec déjà un petit côté transgression trans-raciale...)

Années trente, la mise en place de la formule des Comics, avec bien évidement Batman & Robin. Le côté homo-érotique de ces personnages est tellement évident que c'en est devenu un cliché. D'ailleurs les deux séries les plus prisées par les gays ( Batman et Spiderman ) sont celles qui ont osé développer des spin-off ou des personnages secondaires ouvertement homos.
Comme pour toutes les "histoires" développées ici, l'action inhérente expose le (jeune) lecteur à des images au contenu sous-entendu potentiel très puissant. Il faut bien comprendre que c'est un phénomène accidentel: je ne suis pas en train de dire que les auteurs de ces histoires et images "empoisonn(aie)nt" volontairement l'esprit de leurs lecteur, juste que les images dessinées ou suggérées par les mots sont un piège efficace "  à pensées émergentes" car elles renvoient à des sujets fondamentaux pour l'ensemble corps/esprit: ce que je peux faire ou pas avec mon corps, ce que les autres peuvent faire avec...
Un petit panaché inter époques de Batman & Robin:
Les "débuts" mal dessinés ( désolé Bob Kane ):

Les grands classiques " à onomatopées" années soixante/soixante-dix:






Et les plus récents:


( avec un bâillon original mais réaliste/efficace Formellement parlant, 
someone tried new things during their spare time )

En parallèle et surtout après-guerre, l'explosion des série TV pour la jeunesse ( les grand classiques " à animaux", voir le post Oum le dauphin et la forme du corps ):

Skippy:


Sandy et Hoppy, pour ceux qui lisaient le journal de Spirou:



Les séries de Cow-boys:
Fury, connue des amateurs du net qui me l'on fait découvrir, les images suivantes sont un montage d'un montage Youtube de séquences réunies sous le titre: "Fesselnde" unterhaltung ( scènes "attaché" ), un pur chef d'oeuvre vintage:



Et donc les séries type détectives en culottes courtes:
Chez les anglais: the Flaxton Boys  ( trop d'exemples, dont une scène de plus de 5 minutes sur un épisode de moins de 25 minutes...

Chez nous, une scène de la série La Déesse d'or, en noir et blanc, avec tout un paquets de gosses et une grotte; que je n'ai pas retrouvée sur le Net...

Chez les américains, the Hardy boys :




alors là, attention les yeux:




Et ces deux là, qui m'inspire la réflexion suivante: vu le soin apporté à l'ensemble de l'image, les détails et l'anatomie réaliste, la mise en couleur...on m'enlèvera pas de l'idée que certains des illustrateurs s'éclataient bien à produire ces images ( un métier qui aurait été parfait - ou très dangereux - pour moi:


L'adaptation TV, années soixante-dix:


Et les versions modernes, en comics:



dessins horribles mais "appeal" à peine croyable, je veux dire: comment un comité de rédaction peut valider un tel choix de couverture?  C'est ouvertement too much, tu sens les fantasmes du gars qui l'a dessiné:

Et chez nous:
Bibliothèque rose puis verte: Les clubs des cinq et tous les autres du même genre, dont Michel, plus adapté aux garçons.
Bien dessiné dans tous les sens du terme...:



Avec des titres et des couvertures très prometteuses:











" Michel et les routiers", sérieux ?








Il a eu droit à sa série TV, Michel et les compagnons de l'aventure:
avec un choix d'acteur "agréable":

Et ce genre de scènes inévitables:

Faut voir avec quelles playlists cette scène est associée sur Youtube...
J'ai trouvé plein de sites ( Homos ) qui associent Michel aux premiers émois, même chez les anglais, qui semblent jalouser nos romans pour la jeunesse et surtout les illustrations. Tout le monde se rappelle des illustrations de Phillipe Daure . Son site doit être une vraie mine d'or ( pas volontaire, celle là...) mais il est inaccessible pour le moment...
Fun fact pour ceux qui me connaissent: le nom de "ma " rue...

Il y a bien sûr les mythiques Disparus de Saint Agil, bien que l'exemple tombe dans la catégorie "occasions manquées" décrite plus bas avec Indiana Jones 3 et Terminator 2.

Sans atout: plus précisément "dans la gueule du loup". Déjà le titre...
Et la couverture: une merveille d'incitation à découvrir la suite.
( résolution pas terrible, pas trouvé mieux sur le net...)
J'espère que vous commencez à voir l'influence de ces images dans celles qui illustrent le livre.

Et l'apothéose: trois pages de pure tension, le parfait exemple de ce que j'appelle plus bas la "séquestration incidente": le(s) héro(s) partent à l'aventure à la poursuite d'un mystère quelconque et se retrouve(nt) aux prises avec des méchants bien réels...






Comme tous les héros fictionnels, Sans atout a eu plusieurs physiques mais faut reconnaître qu'il était bien dessiné dans les années quatre-vingt: à la mode et réaliste.



 Par contraste: cette version plus récente qui rend pas du tout service à l'intensité du texte, de quoi éteindre toute excitation...Beurk! Comme si les gamins d'aujourd'hui cherchaient des choses différentes dans les romans d'aventure, comme si ils étaient moins "sexuels" que nous... Certainement dessiné par une femme, qui voit les garçons comme des bébés "étirés" ( pas de formes, traits du visage schématiques...)

Plus récent, un exemple isolé dans une série autrement exempte de toute "tentation", les Casseurs:
Image très efficace qui a déclenché "l'acte d'achat" et belle occasion manquée à l'intérieur ( voir ci-dessous, on y arrive ):


Dans mon évolution personnelle, on arrive au passage charnière des quatorze ans et on se rapproche de la dimension sexuelle.

B) LES HEROS MODERNES:

Maintenant, ce que j'appellerais les occasions manquées. Des histoires/situations qui semblent prometteuses et où il se passe finalement pas grand chose. Immensément frustrant...
Deux exemples, un court et un qui dure tout un film.
Le Flash-back au début de Indiana Jones et la dernière croisade. Un super point de départ bien typique: des scouts qui tombent sur des pilleurs de trésor et River Phoenix:






Terminator 2: tout un film de 2h30 à attendre que la proie se fasse attraper et rien... Il s'échappe aussi sûrement que BipBip devant le Coyote...
J'ai quand même eu droit à mon deuxième "emballement" après Roddy:
John Connor/Edward Furlong et sa célèbre coupe de cheveux asymétrique...





Notez que y'avait un progrès: au moins lui était une image de personne "réelle" et pas dessiné...
Vu le nombre de photos de lui dans le rôle, je suis pas le seul à qui il a laissé un souvenir impérissable...
Maintenant que j'y pense j'avais un truc pour les cheveux...Physiquement, c'était le creux de la vague pour moi et j'ai toujours des cheveux nazes... Petit  point "T.F." sur la fragilité des beaux ( voir chapitre Por encima del glass ceiling ): ils ont mal tourné tous les deux. River Phoenix est mort jeune et si vous voulez perdre vos illusions, allez voir à quoi ressemble Eddie Furlong aujourd'hui...
Perso, je me suis amélioré physiquement en "vieillissant", ce qui doit expliquer mon mieux progressif.

J'étais bien obsessionnel à ce moment là, pour preuve l'énergie que j'ai consacré à dessiner ce simple "objet/sujet" issu d'une pub MacDo ( j'ai du bien niquer l'arrêt sur image du magnétoscope, qui repartait toutes les cinq minutes...):


Toujours est-il que c'est dur de se contenter d'images quand tu n'as pas d'exutoire réel ou que tu crois que tu pourras jamais en avoir... Faut énormément compenser et comme tu compenses avec des trucs moches, le bénéfice est pas flagrant... Ceci dit, j'ai ressenti une réelle "passion" pour John/Eddie et ça m'a permis de comprendre la nature réelle de mon "problème".

Fin de la période "naïve" avec "Un ami qui vous veut du bien" ( quel titre...) Mind games, en anglais:

L'histoire: une petite famille US modèle ( papa qui vient de tromper maman, maman qui lui en veut et le petit enfant roi ) se font une virée en camping-car et tombent sous le charme d'un jeune auto stoppeur qui tombe à pic pour servir de distraction/exutoire aux tensions accumulées... Sauf que c'est un bargeot complet à la Van qui va bien foutre le waï...
En plus d'être vulgairement explicite - ce qui explique sans doute pourquoi il a pas été rediffusé depuis que je l'ai vu, je suis resté à l'affut pendant des années, c'est la 6 qui l'avait passé à l'époque - ce "petit" film se permet de faire la morale - genre: "tous pourris" - aux Conformes: le père à trompé sa femme, la femme se laisse séduire par l'auto stoppeur, le gamin est "coupablement" naïf...
Ca va très loin, pour un téléfilm: le Prédateur invite le gosse à découvrir son corps lors d'une mémorable - pour moi - nuit à la belle étoile ( "viens voir la lune"....c'est de moi, celle-la. ) 
puis fini par le choper dans une mine - tout un symbole, voir partie 3 -,



( dialogues de mémoire, vérifiés depuis... j'y reviendrai juste après )
  et l'attacher pour pouvoir se taper sa mère sous ses yeux...








( rassurez-vous, papa se rachète une conduite en sauvant tout le monde... )
Mis à part que ces deux scènes sont un chef d'oeuvre d'interaction "BB"s qui en ont impressionné d'autres ( où croyez-vous que j'ai trouvé autant d'images d'un film TV très mineur? ) que moi, je voulais insister ici sur la précision de la mémoire et les petites détails qui "trahissent" le mystère et permettent d'accéder à la compréhension de ce qui est réellement en jeu: Le psychobarge dit à la mère, à propos du fils: " je pourrais en faire un homosexuel" ( rapport à la nuit en sacs de couchage - c'était soft, rassurez-vous - sous les étoiles ).
Tout comme je n'ai oublié aucun détails de ce qui m'excitait dans ces images, je n'ai pas oublié cette phrase, même si ma compréhension du terme "homosexuel" était encore embryonnaire...

Dernier déclic, dernier créneau de l'engrenage qui se met en place:
C'est à cette période que j'ai lu Le Livre de John, par Michel Braudeau ( dont j'ignore tout par ailleurs...):



 Une histoire bancale entre un adulte à la dérive et un ado de quinze ans qui se cherche. C'est plein de sous-entendus mais pas trop démonstratif, ça en dit ou en fait penser beaucoup sans trop en montrer, c'est ambigu sans ignorer ce qui se cache "derrière" ( littéralement: John dit à l'adulte " tu peux me caresser les fesses, c'est mon cul de charité"...) .
Des sentiments bizarres mais des sentiments quand même, un petit pas après l'autre. J'avais fait un très joli dessin de John, tel que je me l'imaginais... ( Détruit depuis dans une phase de "nettoyage illusoire", tout ce qu'il reste de cette époque est présenté ici. )
EDIT: j'ai retrouvé le fameux dessin au fond d'un carton avec plein d'autres. Présenté ici en version colorisée parce que le crayon s'est bien estompé depuis:

Le beau John tel que je l'imaginais, sur fond de Grand Canyon, pour coller à l'histoire. Je pense maintenant que le T-Shirt "Air Jordan" ne collait pas vraiment au personnage - trop Mainstream - mais j'étais encore dans ma phase "sporties". Une tenue de skater serait plus appropriée mais j'y suis venu un peu après... Remarquez la coupe vintage "début ninenties" - le texte était peu précis et parlait juste de boucles longues - et son nom en bas ( comme si je savais pas qui c'était... ça fait un peu beaucoup poster de groupie... ).
De mémoire j'avais adapté son visage en partant de la photo d'une californienne...contradiction quand tu nous tient... Bonus pour les mâles: un mec avec un visage féminin est presque toujours sexy, une fille avec un visage de mec presque toujours moche...

Je me rappelle qu'à l'époque, j'ai trouvé incroyable qu'un bouquin abordant un tel sujet avec une absence totale d’explication, de justification et de pathos n'ai pas déclenché une vague d'indignation des braves gens. Un reste de permissivité des années 70/80 sans doute. Pas sûr qu'aujourd'hui on y trouverait pas à redire, et pas que ces débiles de cathos: tout le monde est devenu si obsédé par la notion d'abus sur mineurs qu'on en oubli que tout le monde est différent et surtout qu'on est à la fois solide et plastique. L'être humain est pas en sucre, les jeunes ne sont ni plus innocents ni  plus fragiles que les adultes. Certains sont choqués par des choses qui paraissent juste " excitantes" à d'autres et certains s'écroulent sous le poids des épreuves et des contradictions alors que d'autres glissent dessus avec légèreté comme des surfeurs...
Un règle de base: ceux qui sont le plus choqués par la vie des autres sont ceux qui vivent le moins, ceux qui s'interdisent le moindre écart. L'équation est simple: essayer, prendre des risques ou tout s'interdire et compenser sa frustration en déversant une pseudo-morale sur les autres... Empêcher les autres de vivre pour oublier qu'on ne vit pas. Si seulement j'avais peur de l'enfer ( ça m'a effleuré au début de l'adolescence mais ça a pas pris...) je pourrais comprendre mais je crois qu'en fait personne y crois vraiment... Même les religieux savent que c'est que des conneries calibrées pour que le troupeau reste bien en ligne. Savoir que d'autres que moi en avait rien à foutre et osaient l'écrire noir sur blanc, ça m'a fait un bien fou...
Ceci dit... Y'a ( presque ) rien d'ouvertement sexuel dans ce livre ( hormis que tout le bouquin est "sexuel", l'auteur essaye jamais de faire le coup de l'amitié "alibi" entre l'adulte et l'ado. ), ce qui m'allait très bien quand je l'ai lu - vers mes quinze ans - mais pose question. 
Le narrateur a une copine ( il laisse le jeune les mater et se tripoter pendant qu'il la baise...), il n'est donc pas sexuellement en manque ni socialement à la marge et pourtant il est sensible au charme "involontaire" - au moins au début - de John... Ça colle pas trop avec la vision que je me suis construit de l'esprit humain alors que tout le reste est vraiment cohérent avec ce que j'ai pu ressentir, ça fait "vécu". D'où un petit goût de "j'assume pas jusqu'au bout"... 
Pour sa défense, j'imagine que le gars voulait insister sur le côté naïf et naturaliste de l'histoire qui est déjà suffisamment particulière et éviter une controverse type " vieux pervers". Mais l'omniprésence du sexuel - jusque dans le personnage de l'écrivain fictif victime d'une fatwa à la Salman Rushdi, auteur d'un livre imaginaire qui s'appelle "le dernier des pédérastes" , fallait oser, quand même - laisse planer un doute sur l'innocence du truc. C'est juste que comme ça me correspondait parfaitement dans la confusion de mes quinze ans, je me dis que ce gars n'a rien à m'envier question "maturité tardive" ou plutôt "maturité fractionnée". ie: Tu piges certains trucs en avance et d'autres très en retard...
Merci donc Monsieur Braudeau pour cette histoire improbable, crapoteuse et libératrice.

Dans le même genre mais un peu plus tard, j'ai vu la Vierge des tueurs, de Barbett Schroeder, d'après le bouquin de Fernando Vallejo ( un colombien, ça se passe à Medellin époque "plomo o plata"...):




 Anderson Ballesteros, 
vrai enfant de la rue et sicario potentiel d'Escobar et les autres, recruté sur place par Schroeder et devenu depuis un acteur de sitcoms... Fallait oser sortir d'un milieu si "mâle instinct" et de tous ses codes et préjugés pour s'investir dans une "aventure" pareille... 


Ultra-violence, sexe homo et inter-générationnel, humour macabre... Toute ressemblance avec ce que j'essaye d'écrire est...inévitable. 
Et pour info et comme quoi "y'en a partout", un des associés de Pablo Escobar - Carlos Lehder, si je me rappelle bien -  avait une île au plaisirs fortifiée dans les Caraïbes où tonnes de drogue et cargaisons d'armes croisaient les beaux garçons pas farouches... Et on dit que le crime ne paye pas...

Du coup, je me retrouve vis à vis des autres dans une position plus classique: dans une case pourrie certes, mais dans une case définie, qui existe "à côté" de la case où tout le monde veut ou voudrait être; comme la table à côté de la porte des chiottes au restau, personne en veut mais tu peux quand même t'y asseoir...
Pour illustrer cet état d'esprit, une petite chanson de The killers, "Andy you're a star".
C'est vu par les yeux d'une fille trop sensible ou trop discrète ou trop moche pour exister dans les yeux de la star de l'équipe de football ( US, the killers c'est que de l'ironie sur les clichés américains ), Andy donc, qui se tape des majorettes sur la banquette arrière de sa voiture. C'est un bon exemple parce que le sujet est totalement absent des paroles et "nondescript" et que la similarité de POV est totale entre la fille ignorée et le garçon homo qui ne peuvent faire autrement que fantasmer malgré eux sur un objet inaccessible et ressentent la même frustration et le même décalage cruel entre rêve et réalité...
Et la même colère qui monte, pourquoi vivre si on est condamné à n'être que des chiens qui bavent sur l'image de la vie des autres?

On the field I remember you were incredible
Hey shut up, hey shut up, yeah
On the field I remember you were incredible
Hey shut up, hey shut up, yeah 
On the match with the boys, you think you're alone
With the pain that you drain from love
In a car with a girl, promise me she's not your world
Cause Andy, you're a star 

Leave your number on the locker and I'll give you a call
Hey shut up, hey shut up, yeah
Leave your legacy in gold on the plaques that line the hall
Hey shut up, hey shut up, yeah 

On the streets, such a sweet face jumping in town
In the staff room the verdict is in
In a car with a girl, promise me she's not your world
Cause Andy, you're a star
In nobody's eyes but mine
Andy, you're a star
In nobody's eyes but mine
Andy, you're a star
In nobody's eyes
In nobody's eyes but mine

C'est joliment dit et c'était effectivement une période de "progrès" pour moi, mais toute l'envie et la jalousie de la normalité des autres transpire par tous les interstices. L'autre reste ce qu'il est pour tout le monde ( si vous n'êtes pas d'accord, reconnaissez au moins que socialement, les autres se divisent en deux catégories: ceux avec qui on "peut" avoir des rapports sexuels et ceux avec qui on "doit" pas en avoir ): un support d'excitation mais associé à la frustration et à l'"anticipation du refus et de la négation", il devient donc exutoire de toute cette violence ressentie et non exprimée.
Faut juste arriver à le comprendre ( impossible à cet âge ) et puis apprendre à vivre avec...

C'est mon cas maintenant, alors on va parler un peu des autres...


C) L'EMBALLEMENT:

La tendance continue et prendrait presque de l'ampleur, avec des séries plus récentes, héritières des précédentes... Deux "sommets":
Flipper's New Adventures ( dans les années 90 ):



Et cette scène hallucinante où les jeunes héros sont tous attaché(e)s à un poteau et aspergés d'essence par un taré qui veut se venger de leurs parents:


 ( je me suis toujours demandé ce que pouvaient bien ressentir
 les acteurs pendant le tournage de ces scènes... Et ceux qui filment? Il doit bien y avoir 15/20 personnes sur un plateau, 10% d'homos dont au minimum 1/3 doivent partager les bases de mon excitation... Possible que tout le monde soit resté purement professionnel, possible que quelqu'un soit rentré chez lui avec de belles images en tête pour le lit ou la douche... Si vous englobez le reste du personnel de production et de diffusion, la probabilité devient certitude. )

Autre sommet plus récent: la série allemande Die PfefferKörner:
Je mets qu'un seul exemple parce que l'action "BB" se développe sur plusieurs scènes, mais je me suis tapé le visionnage rapide de l'intégralité de la série, sur cinq saisons: Y'a des scènes "douteuses" dans plus de la moitié des épisodes ( j'ai même fait une liste pour être sûr, croyez-moi sur parole...)


Point culminant récemment, suivi par une prise de conscience de certaines associations de parents suite à la diffusion d'un épisode de la série Unnatural History ( le titre est trompeur, ça se passe autour d'un musée d'histoire naturelle, c'est pas du tout "contre nature"... ):
Schéma classique: le musée est attaqué par des braqueurs/voleurs/méchants et le héro ( pas lui en photos ) et son faire-valoir ( notre "victime" ) se fait chopper par les bad guys...
Avant que le beau héro ne réussisse à sauver son pote, les méchants l'attachent sur une chaise, le laissent se pisser dessus ( vraiment ) et finissent par lui fourrer une de ses chaussettes dans la bouche pour pas qu'il leur casse les oreilles ( c'est le genre "boulet" qui parle toujours trop...). L'association des trois a eu un peu de mal à passer...





les challenges douteux du net, dont le Duct tape challenge


pratiqué entre amis:




... ou en couple:




ou entre jumeaux:





Y'a même une mode des "faux enlèvements" entre amis, genre les birthday kidnap, façon caméra cachée...

Sans compter les chaînes et playlist "spécialisées", avec des mecs et des filles qui s'attachent eux-mêmes et se filment en train de se débattre, de gémir ( le "moaning") ou de supplier...

Celle-là mérite qu'on s'y arrête:
D'abord j'ai caché ses yeux parce qu'il a l'air limite question âge et que bien qu'il se soit "attaché" ( comme celui d'en dessous, c'est pour ça qu'on voit pas leurs mains ) et filmé et diffusé lui-même, je voudrais pas lui causer plus de tort qu'il ne s'en fera tout seul. Le garçon d'en dessous aussi, mais il s'est rendu "non-identifiable" ( j'ai quand même caché son compte Youtube ). Y'en avait un autre dans le genre qui est allé très loin, Aaron Skaterboy ( ben voyons...), dont le site a duré un rayon de soleil, j'imagine que des personnes autour de lui l'on dissuadé...
Ces deux photos et celle du skateur "qui fait tout pour" bien plus loin dans la page sont les seules dont je pense qu'on pourrait me les reprocher: les autres sont soit des images de programmes pour enfant ( bon courage pour attaquer ça ), soit des images d'adultes majeurs et vaccinés, soit des images sans contenu ouvertement sexuel ou alors des dessins ( les personnages dessinés ont-ils des droits? ) Le problème - pour moi, littéralement - c'est que la norme sociale voit d'un mauvais œil les rapports garçons/homme ( dans un sens "intellectuel", en tant que concepts ) et voit les types comme moi comme immature ( le garçon qui s'attarde dans l'homme ). Moi je crois que l'Homme est présent dans le garçon dès sa naissance et que chez moi, l'homme a frappé très tôt à la porte... Et si vous vous pensez plus mature que moi, essayez de mettre votre propre vie en courbes et de regarder bien en face les trucs dont vous ne parlez jamais aux autres...
le Pilote sait tout et il ne se trompe pas sur ce que nous sommes, ce qu'on appelle "construction affective" et "compréhension du monde" ou encore "intégration" des règles nous vient de l'extérieur, des autres. Le problème c'est les autres, mais on ne peut pas vivre sans les autres, et on est tous l'"autre" de quelqu'un.
Individuellement, nous sommes tous innocents mais "ensembles" nous sommes tous coupable de ne pas bien nous éduquer les uns les autres. De ne pas arriver à nous "synchroniser" pour fonctionner sans heurt avec les autres et avec nous-même. De ne pas bien nous expliquer le Monde tel qu'il est et les gens tels qu'ils sont. 
Pourquoi on enseigne pas les bases du comportement décrites par Lorenz à l'école? C'est simple à comprendre quand c'est bien présenté et tout ce qui est autour de nous, tout ce qu'on vit peut être utilisé comme exemple...Ca nous serait sûrement plus utile que le latin ou le grec, je trouve.
Et enfin, concernant l'image ci-dessus, regardez le mur derrière la tête: une affiche de "Doctor Who" - que j'adore aussi - et un système planétaire qui ressemble vaguement à une spirale ( rapport à la symbolique dans mon bouquin )... Je sais que je dois passer pour un maboul quand je parle de ça, mais il n'y a pas de hasard, pas de "coïncidences rigolotes". Toutes les Formes sont reliées par la réalité qu'elles constituent toutes ensemble. C'est inévitable et indispensable pour qu'on ai une réalité commune. Si le hasard existait, il y aurait une formule pour le décrire, on pourrait le produire "sur demande et à volonté", ce qui est techniquement impossible. Que ces jeunes aient les mêmes fantasmes que moi et qu'il les expriment d'une manière si semblable, qu'on ai les mêmes centres d'intérêts qui se traduisent dans des Formes semblables, c'est juste inévitable. Voyez aussi le T-shirt du skateur "beauty in the details" et les graffitis sur les murs dans le street-rap "Pas d'amitié" à la fin de la page. Et avez-vous remarqué à quel point je suis fan de "capture" d'images

( rien rajouté, tout était déjà dans la vidéo... regardez ce qu'il écrit en bas. Note: je le soupçonne de se trouver moche parce qu'il ne montre pas ses yeux, et il insiste beaucoup trop sur "hot guy", comme Moi, il se projette dans un beau à qui il fait paradoxalement du mal...)

Une bonne manière d'apprendre des mots excitants en d'autres langues que l'anglais: ontvoerd, gizjeling, secuestrado, legatto, gefesseln, bound and gagged, tied up, taped up...

et même les pubs:
 ( et ça, ils ont le même chez Twix droit? )
et pour finir:
Les sites pour adultes.

Ou comment retrouver ses fantasmes chez les autres et sans aucune ambiguïté. Y'a même des sites qui - un peu comme moi - insistent plus sur l'ambiance et les" à côtés", comme Dudes in troubles ( "mecs en danger" ) qui propose des images d'action mais aussi de lieux, d'accessoires et de "méchants" - GRATOS! en plus - :




( magnifique Hog-tie... )




( castings de victimes )



 ( casting pour une bande de kidnappeurs "de rêve", dans l'esprit du créateur du site )

Et surtout, des incroyables ébauches de scénarios associées à des images, très proches dans l'idée de ma "production" personnelle ( en fait, c'est exactement les mêmes fantasmes, vécus et exprimés par un américain ou un brésilien ) pile à la lisière de l'"ouvertement sexuel":








Vous me croyez maintenant, quand je dis que ça venait pas (que) de moi?



partie trois GOD IS IN THE DETAILS
Transposition et adaptation. "Mes" Formes support d'excitation et ce que je crois qu'elles veulent dire. 
Pas évident à trouver la bonne présentation, il faut partir d'une image globale et "rentrer dedans":
Info: dessiné d'après un film d'étudiants sur Youtube, quasiment sans adaptation(s)... Trop "efficace" sur moi pour être totalement "innocent", on me la fait pas...



A) LE SCENARIO:
Il y a le POV ( Point de vue/Point of View ) bien sûr ( développé en partie 4 ): se projeter dans la victime ou l'agresseur, en fonction de la phase du moment...

Ensuite, la complexité et le niveau de détails dépend des personnalités, y'en a à qui la simple vision suffit, moi j'ai besoin de scénarios, ça "monte" mieux si j'ai une histoire en tête qui "mène" à l'action support d'excitation. Si les ingrédients sont bien reliés, ça peut être extatique...

Illustration ( ha ha ) par un hommage à Michel et son dessinateur Philippe Daure. 
Appelons ça Michel 2017, mis à la sauce actuelle ( tenues, accessoires et "thématiques" ) et voyons comment on peut faire varier l'image de base, qui doit être quelque chose comme ça, avec un titre "générique" - du genre "enlèvement au club des cinq" - qui pourrait être: 
l'enlèvement de Michel

Ou encore, dans un style plus proche de l'original ( j'abuse des traits d'ombrages, ce qui est très mauvais dans le test de l'arbre - pensez aux mouvements compensatoires/exutoires - et montre que Daure devait être plus équilibré que moi...)
Michel et le gang des barbares
( si vous aimez pas cet "humour" agressif, vous irez pas au bout du livre...)


Plus "aventures classiques":
Michel et les braqueurs

Plus "Alpha Dog"/ Orange mécanique et cruauté de la jeunesse:
Michel dans la téci

Michel se fait victimiser/braquer

A différent scénarios correspondent différents états d'esprit: plus ou moins de colère à évacuer, suites de l'excitation rencontrée dans la journée: les braqueurs ou le kidnappeur mystère pour un excitation classique, les racailles pour se punir d'un jour où on a été nul ou pas à la hauteur...
En fait y'a plein de trucs "intéressants mais pas crades" à montrer pour illustrer comment ( par association ) l'excitation se "dépose par contact" sur des Formes/Images "accessoires" qui deviennent des centres d'intérêt quasi autonomes:
Les décors: entrepôts ou vieilles mines, caves ou maisons abandonnées...
Des lieux sombres, abandonnés, où tu te sens à l'aise pour faire des saloperies...




Ou les pièces de service des maisons ( tant que y'a une petite fenêtre ou pas de fenêtre, des matériaux bruts et des tuyaux...sais pas pourquoi, ça participe du truc ):



Les espaces utilitaires en général ( entrepôts, garages...) si c'est brut et poussiéreux, c'est bien assez bon...



Je pense qu'il y a là un reste de l'instinct du chasseur animal: avoir une tanière ou un trou pour cacher son butin/proie... Tous ces lieux sont soit sombres soit salles comme des terriers....
Des lieux d'adultes ( lieux de travail ), en principe interdits aux enfants ou inconnus d'eux... 
Des lieux dangereux où les gosses sont pas supposés traîner, mais comme l'interdit attire les garçons comme un aimant: prise de risques et conséquences... la morale implicite de ces histoires pour pré-ados  qui pourtant glorifient la prise de risque...
D'où l'importance des trips "exploration de grottes ou de ruines qui vous font tomber par hasard sur les méchants" dans les histoires d'aventures pour garçons...

Les véhicules:
Descendants en ligne directe de la Forme/Image du "film mystère" évoqué au chapitre Almost unreal : trois ou quatre hommes qui jaillissent d'une grosse voiture noire et embarquent un môme...
L'image "originelle":
Une grosse américaine, modèle secondaire car elles se ressemblent toutes, archétypalement une Lincoln Town car - la voiture des méchants dans quasiment tous les films et séries américaines...):





Connue pour son coffre caverneux:




En réfléchissant aux aspects pratiques de la chose, il m'est vite apparu que la vraie voiture du chasseur, c'est le gros coupé. Parce qu'il est impossible d'en sauter en marche quand on t'as casé sur la banquette arrière.
De la Lincoln Town Car au Mark VII et VIII  ( qui ont un méchant look une fois tuné avec des grosses jantes ):






De là à ma caisse:
( Maintenant vous savez que je l'ai pas choisi pour compenser ma petite taille...)
Encore un peu de "trunk porn":



De préférence sans trappe à skis ni banquette fractionnable...
Signe que je suis pas le seul à penser comme ça: les coffres ( des américaines d'abord puis des allemandes ) sont maintenant équipés d'un loquet pour déverrouiller le couvercle depuis l'intérieur...

Petite digression douteuse à la Freud: si le moteur est le cœur ou la tête de la voiture, le coffre doit être l'opposé, le "trou du cul" de la voiture... C'est "à l'arrière", on est pas supposé y passer sa vie et c'est sombre... 

Y'a le côté "voiture de méchant" mais aussi, pour ma fixation plus récente sur les racailles, le contraste mec trop jeune et/ou pauvre dans une bagnole "trop bien pour lui" qui est excitant en soi. Le détournement est excitant en soi ( et tant pis pour BM ou Mercos qui deviennent des "caisses de racailles" - les plus petits modèles au moins, la série 7 ou la classe S, c'est pour l'avocat - comme Lacoste était devenu une marque de racailles; ils se font tous bien assez de fric avec et malgré ça. )

Admirer les bagnoles, les baskets ou les marques, c'est la rencontre moderne du besoin millénaire de "projeter" son amour: la Nature a crée l'affection/amour pour que les espèces supérieures puissent croître en nombre d'individus sans que les individus s'entre-dévorent comme ils le feraient s'ils étaient encore peu nombreux - avec un territoire à défendre - et pour que chaque individu défende sa progéniture - sa descendance, l'héritage de sa Forme - et le(s) partenaire(s) qui lui la "fournissent"; plutôt que n'importe quel étranger. Très tôt, cet "amour" qui n'est en fait qu'intérêt individuel déguisé en partenariat, s'est vu "représenté" par des objets ( les parures sur les vieux squelettes et les momies, les cadeaux de mariages, qui existent déjà sous une Forme identique chez les oiseaux... Les animaux aussi ont besoin d'"objets d'amour" .) et une fois ce mécanisme en place, il s'est étendu à toutes sortes d'objets, des objets purement utilitaires - les voitures - ont acquis un contenu, une "charge émotionnelle" qui les dépasse et nous dépasse aussi. 
L'attraction pour une marque, l'attachement pour une marque, c'est quasi sexuel. Para-sexuel, plutôt. Tout est "para-sexuel", d'où des photos de coffres de voitures ( érotisation au deuxième degré d'un objet ) dans cette page consacrée à mon processus d'excitation et aux comportements qu'il produit.

Version moderne: la bagnole de racailles - qui fantasment sur les mêmes marques que la plupart des autres - genre BM ou Mercos, dont je fais un usage immodéré dans le livre, voir aussi le post "croise pas mon regard", sur le rap de rue: JHR et sa BM..
Rendons leur hommage, laissez l'appel sauvage de l'hélice et de la mire à piétons s'imprimer en vous:


 ( ma préférée, qu'est-ce qu'on aurait pu faire ensemble... )





Point T.F.:  Cette utilisation "alternative" des lieux et des véhicules est rendue possible par leur Potentiel Formel et en découle directement. Idem pour les accessoires servant - pouvant servir, en fait - à attacher ou bâillonner... Comme toute évolution naturelle - en fait, l'Evolution en tant que science des Formes du vivant, est une sous-catégorie de la Théorie des Formes - cette évolution est convergente. D'où le Duct Tape qui se répand au détriment des bonnes vieilles cordes ou l'usage répandu des chaussettes enfoncées dans la bouche... 

Les "méchants" : indispensables autant à la projection en tant que victime ou agresseur. Du psychopathe dont les motivation restent floues au bons vieux cambrioleurs en noir qui tombent "par hasard" sur le fils de la maison resté tout seul le soir... 
Voir ma "production" précoce, sans contenu sexuel apparent ( tu parles!) :





De l'importance du côté "surpris chez soi": quand on est enfant, la maison c'est le "connu" et la sécurité, s'imaginer qu'un inconnu y entre et nous prend au dépourvu ( en tenue d'intérieur, en "sous-vêtements" ), c'est la transgression fondamentale. De manière "imagée": l'expression d'un besoin de confrontation avec l'extérieur, le dangereux... C'est un véritable désir d'interaction - n'importe laquelle -qui s'exprime. Littéralement: "venez me chercher!"
( celle-là, je l'avais bricolée sur du calque à partir d'une illustration de Michel et adaptée à mes goûts du moments: cambrioleurs et décor américain - la faute à la télé -, "surprise nocturne" etc... )

Dans ce genre de scénario "tu" finis saucissonné pendant que les méchants vident la baraque et tu angoisses en pensant que tu es à leur merci...

( notez le look vintage...)

Ils peuvent te balancer dans un placard ( les grands walk-in-closets US, "toss-in closet" en l'occurence...:

...ou à la cave:


Versions moderne: les home intrusions qui éliminent le côté accidentel et insistent sur cette caractéristique "moderne": agression volontaire envers les personnes, plus facile de s'en prendre directement aux personnes, plus excitant aussi, comme les car-jacking et home-jacking.


( film TV )
Deux exemples réels qui m'ont marqué:
le premier quand j'étais à Montréal ( avec des québécois, donc):

Dans le genre, on a eu une série assez semblable autour de Grenoble dans les années 2000 ( citée dans le livre, enquête de Lemarque sur les Scotcheurs - vous comprenez mieux, maintenant: un prédateurs+des racailles/outcasts -  chapitre "base jumper", je crois ).

et un autre, typiquement US ( Humm, des black thugs contre deux petits blancs )
(montage des images et du texte du reportage) :


Notez la ressemblance entre le milieu de la page ( "...stuff socks into their mouths"...et l'image derrière les mots ) et ce dessin de moi, largement antérieur
(Voir le point "3", action et accessoires..). :



Après, les "méchants" peuvent emmener l'"objet" loin de chez lui. Pourquoi? on sait pas et on s'en fout. L'important c'est le moment où l'objet réalise que ses problèmes ne font que commencer, à rapprocher du "OTS carry" vu à la fin du passage "Blek le roc". 
Etre "emporté" comme un paquet, jeté sur l'épaule du méchant qui te touche les cuisses et/ou te pause la main sur le cul au passage ( pour te stabiliser sur son dos, bien sûr...) :


Ce passage/scénario traduit en images le passage de la vision naïve ( "des voleurs viennent chez moi" ) à la vision séxuée ( "ils n’emmènent, mais pourquoi?" ) et a été le pic de ma productivité, j'étais très très obsessionnel à ce moment là.
Gardez en tête que c'est autant Moi que "les autres" dans les "objets" représentés. Mon Moi sexuel de l'époque était encore bien indéfini, d'où les cagoules des "méchants". Aucune image n'est gratuite, exempte de contenu caché. Je m'enlevais moi-même pour me  ou me faire du mal, pour me v(XXXX)r, en quelque sorte. J'avais pas peur de tout ce qui est montré, je m'excitais en pensant que je le faisais subir à d'autres mais je "voulais" qu'un truc dans le genre - "image" mal choisie pour représenter le sexe normal et simple, encore incompris - m'arrive. 
Je le sais maintenant parce que j'en ai rêvé très tôt, mais les rêves s'arrêtaient toujours avant de devenir intéressant, alors j'ai beaucoup représenté la suite logique, pour fournir à mon Esprit les images qu'il lui manquaient. Et après ça j'ai arrêté de rêver de sexe...Rien n'est jamais parfait.
Ca peut faire accumulation complaisante mais il faut surtout voir l'aspect "formule": la maison systématiquement en arrière-plan, la tenue du dedans propulsée dehors et dans la nuit, comment des trucs pareils m'ont pas sauté au visage plus tôt, mystère...:






Une variante: "choppé" à l'entrée de la maison, devant le portail ou entre le portail et la porte d'entrée; après l'école et avant que les parents rentrent...


 ( il vient de descendre de son scooter, cf. la fin du chapitre "Scotché" dans le livre...)

Retour au "cliché" dans toute sa splendeur, litteraly carried away...:

( caleçon apparent à cause du short baggy et du bras du méchant qui enserre les jambes, un détail  "pre" ou "proto-sexuel" typique...)



Raccourci dans l'histoire: les méchants peuvent aussi chopper l'objet directement dans la rue:

 ( en langage "BB"s, ça veut dire avec sac à dos et baskets aux pieds...)


Ou dans un parc ou une forêt, ne pas se laisser abuser par le décors végétal apaisant, n'allez pas dans les parcs! Sinon...




Plus loin dans le scénario potentiel:
Séquestration dans un lieu approprié ( voir plus haut...), en attendant on ne sait trop quoi. C'est pas très important mais une bonne histoire aide: attente de versement d'une rançon, attente que le vrai héro accède aux volontés des méchants ( ressort classique des films d'action ) ou tournage d'un snuff movie quand on doit évacuer une grosse frustration ou un beau ratage...


( un film TV turc )




 Après, it's up to you,
 moi j'ai pas besoin d'aller jusque là...



B) L'OBJET:

Mes cibles prioritaires, du "primary targets" de la guerre atomique. 
Qu'est-ce qui fait que "vous" aller m'exciter ou pas? Qu'(y) est-ce qui m'excite le plus à "avantages physiques" égaux?

B-1) LE CORPS, L'OBJET DU DÉLIT.
Pas bien compliqué, suffit de regarder les "victimes/moi/les autres" dans tous mes dessins de l'époque "14-18" ( elle est pas mal, celle-là...). Mais faut pas avoir peur de RéUnitariser et remonter à la base, les Formes les plus évidentes:
Des garçons d'abord ( moi reflété/projeté sur les autres et à cet âge ), des jeunes hommes maintenant. De la limite légale ( elle existe, alors autant flirter avec... ) à la petite trentaine, pour les combinaisons homme/enfant les plus abouties. Mon centre de gravité actuel est autour de l'étudiant. Les raisons en sont totalement transparentes: c'est la phase charnière entre le garçon et l'homme, le grand test du soi que l'on s'est construit pendant en gros vingt ans. Le pic de l'incertitude et une autonomie de façade ( l'appart en colloc ou la piaule en cité-U ) qui se traduit, pour la machine créatrice de fantasmes qu'est l'Esprit, par une vulnérabilité presque irrésistible, 
Attention: pensées en mode "Van"  : parents éliminés de l'équation, naïveté enfantine résiduelle et manque d'expérience, attirance générale pour la prise de risque qui conduit l'objet à se mettre lui-même en situation de vulnérabilité... Toute la fragilité du petit garçon qui ne demande qu'a (re)faire surface dans un choc régressif magnifique si on "frappe un peu fort". Le moment béni où la conscience du risque annule presque totalement l'instinct de résistance, ce qui se traduit par une docilité "remarquable". Et des corps sublimes emballés dans des tenues "naturellement" excitantes: le look d'un ado sur un corps de (presque) homme...

Mais je commence aussi à trouver la phase "1er job/1er salaires/1er appart/1ere copine" excitante. Je continue à progresser, toujours en décalage avec mon âge réel... Possible qu'à quatre-vingt, je m'exciterai sur des hommes de quarante, bien que j'y crois pas trop. 
On parle ici du disque médian de la Théorie de l'Esprit: là où la Forme et ses réglages de base/paramètres opérationnels immuables - notre Pilote - , rencontre l'image des autres. Notre intérieur rencontre l'extérieur et cela crée le Fantôme des autres en nous. Cela produit des schémas très figés car ils s'imprègnent en nous avant que la conscience/Capitaine n'essaye d'y mettre bon ordre.
La fixation sexuelle ( sous-catégorie de la nature de l'activité sexuelle - homo ou hétéro - qui dépend de la Forme et donc du Pilote ) se fait ou se révèle avant l'adolescence et reste quasiment immuable, faut juste apprendre à l'adapter à l'environnement et aux circonstances, ce que je fais très bien.
Comprenez bien: Le Pilote gère notre Forme, il sait tout de cette forme, il voit tout et "comprend" intuitivement comment les Formes s'emboîtent. Puis le fantôme des autres en nous vient créer une complexité supplémentaire et inconnue: un POV extérieur apparaît en Nous, une voix imaginaire qui se fait l'écho d'une pensée moyenne des autres, la façon purement "artificielle" et totalement "bricolée" dont nous pensons que les autres nous voient, le jugement imaginaire que nous plaçons dans leurs têtes. La confrontation des deux niveaux précédents crée une tension, des contradictions, des Formes qui s'emboîtent mal les unes dans les autres. Le Capitaine "conscience" apparaît alors pour tenter de résoudre ces frictions et ramener l'ensemble à l'homéostasie, mettre le système au repos. Mais faut reconnaître que ça marche pas terrible... 
La conscience a quoi? cinq millions d'années d'existence, dix en étant généreux...Cette Forme devra évoluer ou disparaître car elle ne fait pas le poids face aux mécanismes qui sont en place depuis des centaines de millions d'années.

Exemple qui peut faire froid dans le dos: 
Je fantasme pas du tout sur les couples homo, un des psy qui se sont penchés sur mon cas a dit que je fais une - accrochez-vous, langage psy hardcore - "négation de l'orifice", ce qui est vrai et faux à la fois: je le nie pas ( je pense même qu'à ça ) mais j'y pense pas comme il faut.
Mes objets ont été définis avant la conscience de la sexualité et donc avant l'"appel du couple".
Il est donc d'autant plus "remarquable" que grâce/à cause des Duct tape challenges sur YouTube, et plus particulièrement de la variante/sous-genre où des couples de jeunes hétéro s'attachent l'un l'autre; j'ai pu intégrer non seulement des couples mais aussi et surtout des "femelles" dans mes schémas d'excitation, moi, un pur monomaniaque du mâle ( et du "mal" qui va avec ).

Re "mode Van", fermez les yeux: Y'a tout un tas de jeux particulièrement sadiques que tu peux faire avec un couple, La relation de couple est un obstacle aux réactions instinctives, comme résister de toutes ses forces à une agression. Tu peux donc facilement forcer le mec à (te) faire des trucs en lui faisant croire que tu épargneras sa copine... Et tu peux intégrer un complice hétéro à ton fantasme en lui laissant la fille après qu'il se soit excité hypocritement ( le côté violence plutôt que sexuel ) en te regardant avec le mec. En plus, c'est imparable d'un côté purement pratique/tactique: deux mecs contre un seul, "handicapé"/encombré par une gonzesse... "The High end of low", j'ai dis au début de la page...
Re "mode vrai Moi": Réussir à intégrer des femmes dans mes fantasmes me fait me sentir mieux parce que j'y intègre un objet qui me rapproche de la normalité. Ce qui produit des pensées moralement effrayantes et prouve la puissance, l'efficacité imparable. "where there's a will, there's a way"; enlevez la volonté ( "will" ) qui n'est qu'une illusion, au mieux "juste" mais en retard sur les mécanismes du Pilote, et vous pouvez réunitariser en :
There's shapes that fit and shapes that don't,
where there's a fit, there's a need,
where there's a need, there's a way.

en French pour les nuls: Certaines Formes s'emboîtent et d'autres pas/Quand il y a emboîtement un besoin apparaît/Quand il y a un besoin, il trouvera toujours manière de s'exprimer...


Après ce pic de rationalisation, retour à l'objet:
Une fois "traitée" la question de l'âge et du sexe, qu'est-ce qui défini mes objets?
La beauté physique tout d'abord, avec tout ce que ça comporte de subjectif et de clichés.
Je me sentais moche alors j'extériorisais ma "rage" sur les "beaux". Elément "objectif" - une image, une Forme, ça ne ment pas - moi à dix-sept ou dix-huit ans:

( pas ma copine, bien évidemment, j'avais "des" copines, pas "une" copine... )

Chacun jugera... Bizarrement et rétrospectivement, je me trouve pas mal. Faut dire que c'étais après des années d’acné carabinée traitée efficacement mais à grand coup de traitement possiblement sur dosés ( j'ai lu des trucs là-dessus, des gamins sont devenus très agressifs à cause du Roacutane... Corrigez moi si je me trompe, c'est du "j'ai lu quelque part.." ).
Toujours est-il que ressemblant à ça, je me trouvais moche et je fantasmais sur les beaux...

J'adore les belles chevelures mi-longues, les boucles devant les yeux ou sur la nuque...Mais j'adore aussi les coupes rasées des racailles "ancien modèle" et une belle nuque bien propre ou une belle brosse pas trop longue qui met le visage en valeur( à la Panayotis Pascot, j'aime beaucoup "Pana" )... J'aime les blonds et les bruns aux yeux verts. Les arabes,

 ( vous noterez mon choix "subtil" pour représenter chaque "groupe"...)



...les black




...et les asiatiques,



( vous l'avez pas vu venir, celle-là...
un mix racaille/asiatique/salope. 
"It may be wrong but it feels right, to be lost in paradise" Rihana.)

...et les Nordiques et les Méridionaux. J'adore les combinaisons inédites ou rares, je suis fasciné par les jumeaux ( D(i)eu dans la Théorie de l'Esprit, mais c'est juste une lubbie que j'entretiens, dans les jumeaux t'en a deux fois plus pour le même prix, c'est tout...):
Equation du nirvana absolu :
un beau mec

multiplié par deux

 = les Harries Twins
Jackson et Finnegan Harries. Stars du Net ( Jack surtout, c'est lui qui a commencé, avec son blog où il décrit son année "découverte/tour du monde". )
pour les différencier: Jack est le plus extraverti et Finn, c'est le plus introverti. ( vous êtes bien avancés avec juste les images... )
( Fun facts: "Jackson" et "Finnegan" sont au sommet de la liste des prénoms donnés par les parents anglo-saxons "CSP+" et cultivés. Et "harries" sonne comme "aries" en anglais, "le bélier" du zodiaque...OK, c'est des jumeaux/gémeaux, mais quand même, What's in a name. )

...les beaux, les autres c'est juste du gâchis... En fait, je suis hypnotisé par la beauté physique mais pas sélectif ni regardant sur la Forme sous laquelle elle se manifeste.
C'est con, injuste et puéril, je sais; mais là au moins je suis sûr qu'on est tous fait pareil...
D'ailleurs j'ai un petit twist, je suis accro à la beauté naturelle, celle qui t'en fout pas plein la vue, look basique et pas trop travaillé, points forts pas trop appuyés, voir contrariés par des détails "énervants". C'est un "bon point" pour moi parce que s'éloigner des "clichés" absolus, c'est humaniser fortement son objet, reconnaître qu'"il" a des défauts, une personnalité et donc une existence propre. D'où le pouvoir d'excitation à première vue complètement paradoxal d'une (très) légère acné - à l'époque, encore une fois, mes objets actuels ont dépassé ce stade - sur un visage par ailleurs "pas trop mal"...

J'aime donc pas les mecs trop musclés, ni trop grands ou vraiment trop beaux. Ils ont un côté "irréel" auquel je n'essaye pas - même pas en fantasmes - de me mesurer. Ca fait quelques privilégiés de sauvés... C'est vraiment injuste la beauté. Du" moyen +", en gros:
Pensez: Antoine Griezman, Andrew Garfield:

( "points faibles" - ok, très relatifs - les grandes oreilles et la tignasse )

ou lui:

 Rami Malek ( "Mister Robot" )
( "point(s) faible(s): les cernes sous les yeux et une machoire un poil carrée pour moi )
et il a un FRERE JUMEAU ! ( mais c'est toujours lui en photos...)

Faut que y'ai un truc dans le regard, qu'on sente qu'il y a quelqu'un "à l'intérieur". Comme je l'ai dis, ça peut être vu comme un bon signe ( "j'aime des personnes réelles" ) mais aussi comme plus inquiétant ( "j'aime des personnes réelles parce que c'est plus jouissif de faire souffrir une vraie personne plutôt qu'une belle image" ). On surfe tous sur une vague instable...

Si vous êtes observateurs et que vous commencez à penser comme moi, toujours suivant deux directions - "one direction" c'est nul! Dans tous les sens... -  vous avez dû remarquer qu'il n'y aucun homo dans mes cibles prioritaires...
Pourtant je suis sorti avec un sosie presque parfait de l'acteur Neil Patrick Harris ( How I met your mother, Starship Troopers ou Docteur Doogie ) qui doit être un des homos les plus connus et les plus assumés aujourd'hui... Bon point pour la T.F.: ressemblance physique = ressemblance d'orientation sexuelle... Y'en aura d'autres plus bas. J'en vois partout de toutes façons, c'est inévitable et ça m'aide à vivre.
Pour en revenir au "look homo", dont tout le monde reconnaîtra que c'est une réalité ( "ça se voit" ), pour toutes les raisons évoquées depuis le début de cette page; ça ne marche pas sur moi.
J'aime pas les garçons trop féminin, trop maniérés, ceux qui font trop attention à leur look ( même chez les hétéros...) ou ceux qui parlent avec une petite voix aiguë.
Pourtant je comprend - maintenant - ces phénomènes, je "vois" clairement le mécanisme qui "mène" à "ça". "parodier les femmes", parce que c'est clairement de ça qu'il s'agit, c'est pas moins compréhensible que "vouloir faire du mal à ceux qu'on désire"... C'est aussi "illogique" et aussi conditionné par ce qu'on trouve dans l'images des autres autour de nous. Je ne pensais pas que l'"amour" entre deux garçons était possible parce que - pour le coup, tout bêtement sans guillemets - je n'en avais pas d'exemple sous les yeux et "eux" pensaient qu'ils devaient se comporter et ressembler à des filles parce que c'est ce que les garçons aiment. Ils ne veulent pas "être" une fille/femme, ils "se déguisent" en fille/femme parce que c'est ce qui excite les garçons ( l'Objet que "nous" avons en commun ).
En fait, les homos efféminés doivent être plus intuitifs que moi - plus Conformes - puisqu'ils ont compris avant moi que l'amour entre garçons existe aussi, mais comme ils n'ont pas d'exemple d'"homo masculin" sous les yeux. Pensez aux clichés de l'homo "cage aux folles"...Je méprise profondément ce film; il faut être purement Conforme pour croire que le succès de ce film a été un progrès pour les homos. Ce film est un honte pour ceux qui l'on "fait" et nuisible: ils enferme les homos à tendance Conforme dans des clichés idiots et qui font du tord à eux-même et aux homos en général et ils pousse les homos à tendance Agressif comme moi vers les clichés inverses.
Un cran au dessus: Pédale douce ou encore un peu mieux - encore que, " homo=travestit... mais y'a une subtilité "humaine" - Chouchou.
Vraiment très loin au dessus: L'homo refoulé qui se fait tailler une pipe par un beau "footsoldier" de la mafia dans Les Sopranos ou le summum absolu: Omar dans The Wire/Sur écoute - cité par Obama, quelle belle époque on vit - deux séries qui sont un miracle de subtilité de manière générale.
J'espère que mon bouquin contribuera à ce mouvement vers des archétype homos plus "naturels", j'espère que les trois déclinaisons de moi-même que sont Personne Zéro/PZ ( "Moi" ), Van ( "Supermoi") et Zyed ( "18 years old me" ) permettront à d'autre "comme moi" de comprendre que personne n'est plus mauvais ou plus dégueulasse que les autres. 
On est tous à la fois victimes et vecteurs des mêmes mécanismes.

B-2) LES COMPORTEMENTS ATTRACTIFS.
Voilà pour le physique des objets, penchons nous à présent sur leurs activités:
en "14-18", je me sentais moche et je faisais un genre de rejet de mon corps, un complexe vis à vis de son apparence et de ses capacités.
Je me sentais pas fort ni habile physiquement.
Pas capable de faire ce genre de truc, en gros:



D'où mon rejet des sports d'équipe et mon "admiration" pour les garçons qui pratiquent des activités qui mettent leurs corps en valeur, à l'extérieur - j'étais "renfermé" - et, cerise sur le gâteau, dans des tenues très excitantes.

You name it: les surfeurs, avec leur peau bronzée qui fait ressortir les yeux, leurs cheveux jaunis au soleil; leurs shorts de bain et leurs combinaisons "body" ( il existe un fétichisme des combinaisons moulantes, genre tenues de plongée...). 





Plus récent: le Parkour à la Yamakasi
Mais surtout et for ever,et parce que j'ai grandi loin de la mer, les skateurs, skaters, sk8ers... Avec leurs coupes de cheveux "fuck you", leurs T-shirts provocants et leurs bermudas. Ils ont diffusé les anckle socks et les slim/skiny jeans et avant ça le baggy et les Vans... Ils ondulent sur leurs planches et font des loopings dans les airs...Ils battent des bras et des jambes. Les filles en sont dingues...Toutes les raisons de les adorer/détester...
Chopper un skater dans un skate park, un de mes grands fantasmes... Suis trop vieux maintenant, un des grands regrets de ma vie...Pourquoi on peut pas tout simplement avoir qui on veut?

Mode "Orgie" enclenché pour compenser la frustration :

( même dans les années 70 ils étaient sexy...)




et encore:



( "beauty in the details" sur son T-shirt, indeed...)





et encore:







( vous le reconnaissez? )

mais aussi ( salauds de petits conformistes! ):


 (et franchement, ils font tout pour, non?) :


...et enfin:










Ce qui nous amène tout droit à la suite...

B-3) LES OBJETS DE L'"OBJET".
Les tenues portées, les looks, les marques et même les montres, les bracelets ou les chaînes de coup... ( voir tous les exemples depuis le début de la page ).
A "physique" égal, mon attraction vers certaines tenues ou marques peut vous faire passer de "cible principale" à "cible prioritaire". Une tenue très "excitante" peut même faire passer un objet "banal" au statut d'objet "attirant".
Tenue "de jeune" évidemment:
T-shirts et jeans ou bermudas/shorts, sweats à capuches et survèt'...






et bien sûr, les baskets.
Mention spéciales au Vans des skaters

et moins connue mais ma préférée: les Ethnies Low Cut. Confortables et indestructibles, avec des super couleurs:





En fait, la tenue et les accessoires, c'est comme un paquet cadeau qu'on doit arracher pour révéler l'objet. Comme un "petit jouet" en plus du "gros jouet", comme les accessoires miniature de Barbie - ou Ken -  et même les boîtes d'emballages... Ils prolongent le plaisir et l'aident à surgir, à monter...( littéralement ).
L'aspect "obstacle à l'action" peut même être source d'excitation: il va falloir se frotter, saisir et secouer ou tirer pour en arriver à the real thing. J'aime donc bien aussi les tenues d'hiver...
Juste pas de costumes, pas de chemises et surtout pas de chaussures de ville... Des mocassins bateau en hommage à Roddy, et pour le côté "chaussure cool des fils à papa qu'on secouerait bien un peu", à la rigueur..

Autre aspect: 
Pour quelqu'un de pudique et de pas à l'aise avec le corps en général - à l'époque, je m'adore maintenant - s'exciter sur les vêtements ou même sur la combinaison "objet+vêtements", c'est un moyen commode de s'exciter sur l'objet sans trop accorder de place à la nature sexuelle de l'excitation. Du para-sexuel, toujours... J'aime pas les corps d'hommes tous nus, ni ceux de garçons tous nus... Il me faut au minimum un sous-vêtement... ( dans le fantasme; dans la réalité j'ai dépassé ce stade il y a quand même longtemps, mais j'aime toujours pas me balader à poil...)
On se fixe sur la tenue du moment parce que c'est un obstacle inévitable, un pis-aller qui évite de se confronter au sexe...
Du coup, j'ai adoré le baggy à l'époque du baggy autant que j'adore le slim maintenant. Il va sans dire que j'approuve totalement ce comportement "incompris" ( tu parles! c'est tellement évident et transparent...) qui consiste à rendre visible un peu de ses sous-vêtements entre le bas du haut et la ceinture... ou les revers en bas du slim qui laisse entrevoir les chevilles... ou le concept "slim" lui-même. Pensez en ce que vous voulez, mais pour moi c'est évident que c'est un pur besoin de montrer son corps - de faire rêver, on l'espère, les autres - tout en restant habillé...


C) L'ACTION:
Pas facile cette partie, parce qu'on est habitué à garder ça un minimum pour soi ( ce que je vais aussi faire ) parce qu'on se doute que les autres vont trouver nos fantasmes ridicules - je dis bien "ridicule" pas "pervers", ça c'est un jugement moral dont j'ai rien à foutre et que je ne crains pas - et parce qu'on aime pas "savoir que les autres savent"... Mais dans mon cas c'est facile parce que les images et actions qui m'excitent sont finalement " à peine déviées" de la norme ( ok, elles sont objectivement "détournées" mais aucunement "dénaturées" ni "trahies" ), partagées à des degrés et suivant des "angles d'approche" divers par pas mal de monde ( pensez au succès de 50 nuances de Grey ) et très faciles à comprendre car directement dérivées de la motivation finale, à savoir " avoir un contact physique" potentiellement sexuel.

Le "contact" sexuel, c'est rien d'autre que deux corps réunis ( volontairement en principe...) l'un contre l'autre pour une rencontre où plus rien d'autre n'existe. Dans la Nature, le sexe est presque toujours en mode On/Off: quand ils y pensent, les animaux ne pensent plus qu'à ça et le reste du temps ils se comportent comme si le sexe n'existait pas. Les animaux sociaux utilisent le sexe comme motivation et marqueur du rang social et les plus proches de nous - les Bonobos, nos cousins "démoulés trop tôt" - l'utilisent comme moyen d'apaiser les tensions inter-individuelles ( une sorte de "cul de charité" tel que vu en partie 2 "more of the s(h)ame"...) et nous... en fait, on fait tout ça à la fois. On est l'animal le plus intelligent mais aussi celui qui fait vraiment n'importe quoi avec ce que la nature lui a donné. Que le sexe soit devenu plus attractif pour nous que la reproduction, c'est normal et même non pas "voulu", mais "arrangé" comme ça. C'est comme ça que ça marche, comme ça que l'évolution à "bétonné" la fonction reproductive: "qui peut le plus peut le moins", qui se vautre dans les détails en oublie qu'il accomplit néanmoins l'essentiel. Ou une parodie de l'essentiel, dans le cas du sexe homo, mais on s'en fout: on est tout au bout de la chaîne et cela nous absout de toute responsabilité.
Comme le chat ne peut s'empêcher de "jouer" avec une souris qu'il ne va même pas manger: c'est pas qu'il est mauvais ni même sadique ( ce que je suis un peu quand même, objectivement; je "pense sadique"...); c'est juste qu'il est fait comme ça. Sa Forme lui fait associer chasse et plaisir, comme la nôtre nous fait associer sexe et plaisir, violence et soulagement, sexe et violence, violence et plaisir...Mais heureusement aussi: sexe en vrai et sexe en pensée...Toujours deux côtés irréconciliables mais indissociables...
Bref, c'est un appel auquel on est pas construit pour résister et si on croit qu'on pourra pas y répondre "comme les autres", on s'excite sur des choses différentes.
Différentes mais pas illogiques et même très "transparentes":
Comme vu en "2B", quand on "pense" que ses objets potentiels ne voudrons pas de nous "volontairement", on se rabat sur une version "forcée" de l'acte.
Approche et capture d'une cible "hostile" et non coopérative.
Neutralisation des parties mobiles du corps: les jambes pour empêcher la fuite, les mains pour empêcher la résistance et la bouche pour empêcher l'appel au secours ( et de se faire mordre ).

Immobiliser l'objet et le rendre incapable de se soustraire à la volonté du POV, incapable de lui refuser son attention tout autant que son corps et même incapable d'exprimer son opposition...

Après, tout n'est que question de perfectionnement, de Formes "incidentes" qui deviennent supports d'excitation "en et pour elles-mêmes" et d'une incessante montée en gamme ou diversification ( suivant les caractères et les inspirations aléatoires ) des "actions dans l'action", les détails dans la Forme générale. 
Jeux avec les POV, expérimentations formelles et ajouts de "couches" nouvelles ( comme de la cruauté mentale en plus de la violence ou de l'humiliation physique...) ne font que répondre à l'usure de la répétition, l'habituation. Même processus chez un couple qui "essaye des trucs nouveaux", mêmes lois de base pour tous les comportements du plus basique comme la respiration - c'est un comportement du corps - aux plus complexes comme les "fixations" sexuelles... Pas de volonté qui s'exerce, pas d'autre échappatoire possible que la fuite ( la religion ou n'importe quel système de "pensées paravent" ) ou la transposition ( l'auto-mutilation ).
"We're killing strangers so we don't kill the ones we love" nous chante Marylin Manson, j'ajouterais: "we're killing strangers so we don't kill ourselves"...

Alors autant s'y adonner avec méthode et toute l'application et l'intensité dont on est capable.
Les liens eux-mêmes, purement utilitaires à la base, deviennent partie intégrante du fantasme et objets/supports de fantasmes eux-mêmes, témoin ces images extraites du site Dudes in troubles.com:






L'image de base est à base de cordes...







( personnal favourite: les cordes gaînées en nylon noir, très élastique et incroyablement résistant. )

 ... mais 3M nous a donné le ductape:







 il y a aussi les câbles électriques et informatiques ( beau détournement de technologie...) et les tendeurs:
( ici mal utilisés car "noués" alors que les crochets emboîtés sont bien plus efficaces, il faut juste faire bien forcer sur la tension des tendeurs, très efficace et très douloureux...)

L'image originelle est à base de chiffons, 



on érotise le tout avec le foulard des scouts ou les bandanas:
 ( d'après un film de cul homo mythique...)

et on arrive aux chaussettes dans la bouche, une pure "utilisation potentielle" et "alternative" dérivant directement de la Forme de l'objet : ça se roule en boule facilement ( pour étouffer les sons et empêcher le mouvement de la mâchoire qui les produit en "remplissant" la cavité buccale...) et c'est relativement élastique ( pour aller jusqu'à l'arrière du coup et faire un nœud avec... ). Accessoirement, on peut trouver une excitation potentielle en plus dans le fait que c'est un sous-vêtement et pas supposé se retrouver dans la bouche... 


Ca m'est "tombé dessus" très tôt:

Sur un pro ( Brent woods, qui a laissé une forte impression dans le milieu, un type adorable, paraît-il...):


La toujours efficace combinaison des deux:

et bien sur, le ductape:
( encore lui... 
une énigme pour ma TF.: comment on peut être aussi beau et ressentir quand même le besoin de s'infliger ça? Mystère... mais très utile pour relativiser )

exemple " take your pick in the mainstream", Shia Lebeouf dans Disturbia:







Point T.F.: Dans tout ce dont on parle ici, l'acte sexuel lui-même et les organes associés sont peu "présents", voir pas du tout. D'où l'importance de la bouche et de ce qu'on peut faire avec comme support du contenu sexuel "déguisé"
Pas besoin de vous faire un dessin... Certains "cumulent" le périphérique et le central, moi je vais rarement jusque là... Par contre j'adore la fellation ( en tant que "sucé" en vrai et "suceur" dans ma tête, c'est compliqué...)

Comme cité en "2C", la chaussette dans la bouche est devenue un mème de la télé, dans de nombreuses séries "généralistes" ( Citée dans les Simpsons quand Tahiti Bob - Sideshow Bob, en V.O - veut se faire élire maire : "vous retrouvez votre famille ligotée à la cave avec de vieilles chaussettes dans la bouche"; vue dans The Shield, dans Chucky 2...you name it ) et sur le Net, avec le "sock in mouth" challenge, concurrent du Duct tape challenge... Je soupçonne que ces mèmes sont lancés par des tordus dans mon genre qui mettent les autres au défi dans l'espoir que des "beaux objets" vont s'y soumettre, ce qui arrive effectivement... ( Y'a aussi un tas de gros et de moches...)
Les américains ont  même une expression "to put a sock in it", littéralement "la boucler" ou "la fermer", qui rend bien compte du truc mais qui peut aussi provenir du monde "musical": "mettre en sourdine"...
Je ne résiste pas à mettre cette vidéo Youtube en lien, reprise sur des play-lists de toutes les nationalités, un genre de french touch du sexe déviant:
A ce sujet, cette vidéo est parfois bloquée par des avertissements " 18 et +", quelle hypocrisie...On veut protéger les mineurs de choses choquantes ( dans ce cas lesquelles? Deux adultes consentants et aucun acte de violence... ) ou de leur propre imagination? Si un gosse tombe là dessus et que ça l'excite, c'est qu'il est réceptif et potentiellement intéressé. Ou que ça lui parait une bonne façon d'extérioriser sa frustration, quelque soit sa nature et son origine... Moi je regrette rien, c'est de l'excitation qui vaut bien celle du sexe normal, ça fait merveilleusement bien l'affaire et j'ai finalement "réussi" ( Ouhai! bravo! t'es un chef...) à trouver la juste place pour tout ça à côté du sexe "normal".
Encore une fois, c'est le fantôme des autres en nous qui nous empêche de jouir... Quand on s'en tient aux fantasmes, on est bien d'accord. Dans le cas contraire, c'est la résistance des autres qui nous empêche de jouir...
Je crois vraiment que tous ces échanges, tout ce déballage à la télé ou sur les réseaux aide les individus "outcast" comme moi à se comprendre et relativiser leurs malheurs.
Le virtuel efface les distances et gomme les manques de nos environnements respectifs: si t'as pas un homo de ton âge sous les yeux, tu peux en voir des tas sur le Net qui pensent, aiment et font comme toi...
Moi, nous, on avait pas ça dans les années quatre-vingt...

Revenons à nos moutons:
Après les différents accessoires utilisés, il  y a bien sûr les différentes manière d'attacher son objet:
le classique: mains dans le dos et pieds, avec liens autour de la poitrine/haut des bras ou encore autour des cuisses en option.

( from: dudes in troubles.com )
avec les pieds croisés ou non, joli esthétiquement mais pas facile à maintenir/imposer comme position ( les pieds peuvent toujours revenir en position "parallèle", sauf nœuds très/trop complexes...

le "mains devant", avec ou sans les pieds, suppose une certaine soumission de l'objet ( obtenue par violence préalable ) et le petit jeux pervers du "tu bouges pas sinon..." ( pour Prédateurs qui maîtrisent leur sujet ) :



Peut être rendu plus "sûr" en attachant les mains aux pieds, ce qui libère potentiellement le cul de toute obstruction ( mais on avait dit qu'on parlerai pas de ça...):




le Hog-tie, pieds et mains attachées dans le dos avec la même corde, économique, efficace et très douloureux pour la "victime":

de profil et de trois quart:

Donne ça vu "par l'avant", un POV sympa car il permet de représenter les 3 points d'action principaux ( bouche, mains et pieds ) dans une même image.

et exécuté par des professionnels ( si, si! Y'en a qui savent capitaliser - ou survivre, soyons réalistes - grâce à leurs fantasmes ou à leur absence d'inhibition ) de chez Dudes in troubles, toujours :





Ok, là, je me fais plaisir...les meilleurs pour la fin:




Jusqu'à des summums de complication ( trop "surjoué" pour moi, côté "artificiel" trop évident ):





On peut laisser l'objet "bêtement" par terre, ou l'attacher sur une chaise, sur un lit, ou a des tuyaux...
sélection de chez dudes in troubles:
sur un lit:


sur une chaise:
( encore Brent Woods )

ou sur un banc de muscu, avec une corde à sauter :
( il me semble que c'est un montage avec la tête de Ian Somerhalder...)

L'objet peut être seul ou on peut jouer avec deux ( ou plusieurs ) objets, présentés en parallèle


 ou attachés l'un à l'autre:




Ligoter et bâillonner, ça produit sur et à partir du corps de l'objet des postures et des bruits spécifiques qui finissent inévitablement par devenir eux-même excitants, comme le fameux "hmm mm" qui est devenu "moaning" sur Youtube, avec des gens qui se bâillonnent eux-même pour produire ces fameux bruits et les diffuser aux autres...
Les HOM, les "grab & carry"...On a déjà vu tout ça.
Il y a bien sûr toutes les actions accessoires, chacun peut déplacer le curseur de son maximum d'excitation sur telle ou telle phase de la "capture" de l'objet: le corps à corps, avec les bras autour de l'objet qui se débat et se tortille, la main sur la bouche, l'action d'attacher elle-même ou le simple spectacle de l'objet L&B, sans plus d'interaction... Anything goes...

Petite bouffée d'air frais ( si on peut dire...):
Vous pouvez trouver flippants les fantasmes - pourtant bien classiques - représentés ici, mais un gros point positif, c'est les fantasmes qui n'y sont pas... 
Ok, je vous ai évité les représentations d'actes sexuels: j'en ai fait un peu, sur la fin. Parce que j'avais enfin compris... J'étais carrément en retard là dessus et les sites porno gratuits ont vite comblé ce retard en matières d'images. Franchement: les images de sexe "pur" m'excitent infiniment moins que tout ce qu'on peut voir ici. C'est un sacré obstacle technique à l'établissement de relations de couple qu'il a bien fallu surmonter... Ca m'a pris des années et y'a encore une marge de progression mais c'est faisable...
En parlant de fantasmes "absents", je pensais surtout à la violence physique "pure": frapper, brûler, couper, poignarder, étrangler et bien sûr: tuer. 
Pour quelqu'un avec autant de ressentiment et d'"infériorité" ressentie à compenser, tuer l'autre c'est le couronnement logique du processus "exutoire". J'ai rien contre la vue du sang mais j'aime pas en voir sur "mes" objets, j'aime pas voir ou imaginer des bleus ou des marques sur leur peau ( même les marques de ligatures, que je devrais logiquement  trouver excitantes ), j'adore l'expression de la peur et de de la douleur physique "modérée" mais pas la vision de la violence en elle-même...
Donc, pas de mort dans mes fantasmes... V'voyez...je suis soft, en fait. ( Sans rire, c'est vrai: sinon on trouverait pas "mes" fantasmes sur le Net...)
Voyez le Diagramme de Beihm ( le "DB", post dédié ) et comment sont constituées les catégories. J''étais replié sur moi-même et mal dans mon corps ( résultat ou cause d'un réglage de base "retard à l'action ") mais j'étais aussi curieux intellectuellement et bon à l'école de manière générale, j'ai donc bien intégré tout ce qu'on a bien voulu me transmettre. J'ai bien intégré les autres et cela a "parasité" la libre expression de mes fantasmes: je ressens et j'exprime beaucoup de colère et de frustration non "ventilées" mais je suis incapable - si on ne m'accule pas , voir le post sur le DB - de tuer, même en pensée. Parce que le Fantôme des autres - voyez comme l'expression est quand même bien trouvée - en Moi est trop "fidèle" à ce qu'ils sont. Des êtres comme Moi, mes "semblables", qui ressentent et souffrent aussi; des "gens" qu'on peut aimer tout autant que détester. 
Cause ou conséquence, on s'en fout; le Monde est une "réalité en boucle" et il faut l'accepter comme un fait: je suis comme ça, En l'occurrence, je suis un Dépressif et pas un Prédateur. Si j'avais l'absence totale de freins à l'action d'un Van, je serais déjà un meurtrier, tout ce que je n'aurais pas écrit ou pensé, je l'aurais réalisé...
Ca veut pas dire que je suis "meilleur" qu'un Van ou son équivalent réel - croyez moi, "il" est suffisamment "réaliste" à défaut d"être "réel" - ,ça veut juste dire qu'on est tous prisonniers de notre type, qui conditionne pour tous et dans une proportion égale, ce que nous ressentons, pensons ou faisons ( ou ne faisons pas ).

C'est à peu près tout, si je pense à quelque chose d'autre je compléterais...



partie quatre, from the S to the M, shifting POVs. ( J'ai dit "un poil pédant"...)
Découverte des délices du point de vue de la victime. Dernière contre-attaque en date du mécanisme... Ou comment l'excitation s'adapte au fait que j'ai démonté mon mécanisme d'excitation.
Concrètement, réfléchir et démonter ses propres mécanismes sexuels, ça conduit à en affaiblir la magie, l'excitation qu'on en retire et c'est pas forcément une bonne chose ( on a besoin d'excitation, sinon on s'enfonce, j'en sais quelque chose...). En gros, ça aide à vivre en mode "sex-off" mais ça bousille le mode "sex-on"...
Alors la "dream team" Pilote/Fantôme/Capitaine tourne à vide un moment puis fait étalage de sa créativité automatique...
Deux directions:

4A ) Le fantasme de libération.
Trouver du plaisir dans l'inverse de tout ce qui a été développé jusqu'ici. Economique, tu peux garder les mêmes images de base...











Et celle-ci, à la fin de Mind games, le happy end de tout ce qui vient avant ( décrit en fin de partie 2 ), les jolies mains de maman viennent libérer son fiston adoré ( comme pour Flipper boy, alors que Michel - qui est un héro en soi et pas le faire-valoir d'un dauphin - se libère tout seul, "comme un grand"... ) :



J'imagine qu'un psy préférerait cette solution à la suivante ( meilleur symbolique, plus positif, mieux vu socialement...) mais comme on se refait pas, je préfère la suivante; ou elle est plus efficace sur moi... La réalité incontournable du "il y a deux faces à tout" fourni à la fois les problèmes et les solutions.

4B) Passage au POV subjectif:
La "victime" disparaît de l'équation visuelle et c'est les "agresseurs" qui deviennent le support d'excitation. L'Esprit est magique...
Dans un premier temps, on peut tricher un peu en adoptant un POV fictif " à côté de l'épaule de l'objet, pour l'avoir en visuel en même temps que les "méchants" qui sont en train de devenir objets:

Puis se représenter dans la même situation que l'"ancien" objet, à côté de lui et égal à lui:

 puis éliminer les objets "béquilles", on se représente sur les épaules de soi-même :

et enfin disparaître presque totalement pour n'apparaître plus que marginalement, sous forme de bouts de bras et de jambes au bord, "en marge"  ( langage et spatialité, toujours ) du cadrage:

 ( from: )
( "ceux qu'on respecte" well well well... voir la fin de la page )





J'hésitais à placer le document suivant  dans la playlist mais comme j'ai finalement pas utilisé la chanson dans le livre et que Zyed s'éloigne de son "milieu" dans la deuxième partie, ce magnifique ensemble "clip+paroles" de pur street rap trouve naturellement sa place ici.
Deux décors: un parking souterrain et une cage d'escalier. Un scoot' et une Mercos, des flingues et un Pitt'. Des gestes agressifs vers le POV, des paroles biens glaçantes pour les concurrents ou les victimes potentielles ( nous, quoi...) et des contre-plongées. La totale.
Remarquez comme les anciens "méchants" se sont transformés en "objets" et comme ils sont devenus plus jeunes que le Moi "réel", alors qu'ils étaient plus vieux dans les dessins où je me projetais "dans" l'objet.

2GR- pas d'amitié par Five collectif

( armes = sexe )


Paye ou ta mif s'ra endettée
j'ai dis paye ou ta mif s'ra endettée

 ( tout est signifiant dans cette image...même le - possiblement- involontaire... )

A (??? ), ambiance Taïlande / une sorte de PO au volant d'une allemande
à la "hélo" y'à J-lo / celles qui aiment pécho j'les trouve gourmandes
sur ma vie j'entend "stoppez-le coffrez-le" / viens m'contrôler contrôler
j'ai aucune Panamera Panamera / rêve de rouler de Paname à Panama


( les Blacks ressortent biens dans le clair-obscur et la lumière artificielle )
j'en connais des Neimar qui pourraient être des stars qui sont dans mon tiékar
C'est chaud dans mon tiékar / au d'sus bande de bâtards,
2 roues j'démarre / embrouille j'sors mon pétard
J'pense qu'à l'argent, j'veux du liquide,  / j'liquide mais j'sais pas nager..ger
une carrure bien carrée mais pour les carats /  j'passerai casser tes carreaux

 ( baffe dans ta gueule et contre-plongée = on te domine et on joue avec toi )

Maintenant, y s'agit de KiKi en survèt' croco pour fournir ma coca
Zéro sur l'butin mais j'porte des louboutins (?! )
j'ai cassé des pare-brise en jettant des parpaings sur ces fils de putain
Produit illi-cite les zombies m'féli-citent "c'est normal"
tou-te ma viiie j'dirai fuck les flics

 ( arme = sexe = "sur" le sexe : il aimerai sûrement "dégainer" autre chose que son flingue, genre ce qui est placé juste "en dessous" - la fonction de base du langage est de "rendre" la spatialité -  dans son pantalon... "Cupid carries a gun" nous dit MM, "Cupid" étant cupidon.)

toi et ton équipe, racontez pas vos histoires fantastiques
y'a deux cama dans ma feuille
j'suis pas encore connu / pourquoi tu m'porte l’œil? sale bâtard!
c'est dans ma street que les mots j'les cueille / bédar, feuilles, capri, sun 
j'vais t'la mettre bitch / y'a pas d'amitié

( arme=sexe, chien=arme, chien=sexe? pensez à comment Van utilise les Scotcheurs pour qu'ils réalisent ses fantasmes à sa place...Le chien qui mord va au contact du corps. )
( refrain )
comme dans "300", ennemis entassés
si j'vide le chargeur j'vais t'crosser
tu dois des sous t'es ende-tté
paye ou ta mif s'ra ende-ttée
j'ai dis paye ou ta mif' s'ra ende-ttée


esquive les bleus les tchoï et les tas-pés / dans mon caleçon j'ai caché le tar-pé
tu dois des sous on viendra te cher-cher / en bas d'chez toi on viendra t'allumer


j'ai d'la pure à visser d'la peuf à détailler / toi t'ouvrais tes cahiers moi j'ouvrais le rainté
dans ma jaquette j'ai caché le tarpé / dans la veca mélange cellophané
cette pétasse elle passe elle croit qu'j'vais l'accoster / mais j'm'en bats les couilles j'préfère les billets
sur ta teté grosse bouteille de Jack D' / j'vois qu'y bouge plus j'lui est fait de l'AD



(refrain )

( magie du cadrage - non retouché -  ou pas... 
La main qui va vers l'arme va aussi vers le sexe...Ca veut pas dire que ces mecs veulent se taper des mecs; ça veut juste dire qu'ils sont en manque de sexe et d'"amour" en général, du coup, comme l'exutoire du sexe est la violence, ils s'expriment par une violence verbale et visuelle dont la Forme sous-laquelle elle se présente  rend l'origine sexuelle "transparente". Mais comme sexe et violence sont si proches, du "sexe" peut apparaître dans la violence, pensez à une certaine matraque dans le cul qui a fait la une et déclenché pas mal de bordel... Rien n'est "accidentel". )

Dans ma sacoche y'a le 9 mm,/ mon ami t'es tout seul / j'lui envoie un "cimé"
Glock dans la poche / ouvre la chebou et tu vas l'galoche
Ben dans la foulée il t'as pas raté il t'as laissé cogiter
à deux sur le ter' négros prêts à tout pour du cash d'la monnaie
bababababa

tu "m'stépu" j'te stoppe tu baisse pas les yeux / j'te pié-tine

( illustration du "j'te pié-tine", coup de pied vers le POV, le terme "piétinner" est lui aussi loin d'être neutre: se laisser marcher dessus par quelqu'un d'autre, c'est le sumum de l'humiliation - les pieds sur le haut du corps -et donc un fantasme masochiste très répandu, le "stomping", qui va souvent de pair avec le fétichisme pour les baskets de racailles, la Nike TN requin, par exemple.  )
si toi t'es un (?) c'est pour la balle de chevro-tine
quand j'écris un texte faut qu'la coquille j'élimine
mon baveux a dit que c't'enculé a ba-vé
la prison c'est dur la sortie c'est sûr j'vais ba-ffer


si j'allume le feu c'est pas ton extinct' qui va l'arrêter
balle dans la tête tu meurs c'est la vie

( magie du cadrage encore, convergence des lignes... )
pause aucune question j'ai pas b'soin d'ton avis
tu rateras pas ta mort si t'as raté ta vie

( ce geste du doigt typique, détournement de la gestuelle des profs et des prédicateurs en général, veut dire: 
" respecte-moi - ie: "ais peur de moi"- ou j't'apprendrai la vie comme un bonhomme de la street"...
 L'usage systématique du mot "respect" dans des clips et des textes qui ne parlent que de vols et d'intimidation, c'est objectivement contradictoire et profondément énervant vu d'un POV extérieur. Mais c'est facilement compréhensible: n'étant pas plus idiots que la moyenne - si si! C'est une réalité - ils savent pertinemment qu'ils n'aurons jamais votre respect - je dis "votre" car ils ont le mien, pour le coup - alors ils se rabattent sur la solution " d'en dessous; à savoir obtenir une "parodie" de respect par la peur. Tout comme je m'imaginais obtenir une "parodie" de consentement par le silence et l'immobilisation de mes objets... 
Ca peut (vous)  paraître incroyable mais vous, les gens normaux, êtes les "objets" de ces clips
c'est à vous, les "autres" des outcasts, que s'adressent ces expressions de amour/haine)
( et Pan ! projectile qui part de moi vers toi...)
J'vais t'la mettre 
y'a pas d'amitié

 ( bande de loups modernes dans leur tanière, des "chiens-loups" plutôt... )




PS: 
8 /03/ 2017, cette fois je crois que j'ai vraiment fait le tour du sujet et que cette page a trouvé sa Forme définitive. J'imagine que la date n'est pas un hasard, bien que c'était pas voulu... Je l'jure. C'est juste tous ces rythmes différents, toutes ces couches qui glissent les unes sur les autres pour se synchroniser au moment voulu...On est tous si transparents...

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